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La Sétoise Naomi Maury en résidence à la Casa Velazquez, Madrid

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La Sétoise Naomi Maury en résidence à la Casa Velazquez, Madrid

 

Naomi Maury sur les marches de la Casa Velazquez. Crédit: Damien Fragnon
Naomi Maury sur les marches de la Casa Velazquez. Crédit: Damien Fragnon


Depuis septembre et jusqu’en juillet 2026, la plasticienne sétoise Naomi Maury est en résidence à la Casa Velazquez, à Madrid.

J’ai postulé à l’appel à candidature. Après avoir passé la première étape, j’ai passé un entretien à l’Académie des Beaux-arts à Paris avant d’être sélectionnée pour être en résidence durant une année dans de très bonnes conditions”, explique l’artiste, qui possède dans ce cadre, un atelier logement, une bourse mensuelle et un accompagnement au quotidien par le bureau artistique dirigé par Claude Bussac.

Dix-sept autres artistes bénéficient de ce même programme et autant de chercheuses et chercheurs souvent en post-doctorat. La Casa organise en plus très fréquemment des visites des ateliers des artistes en résidence.

Présentation de la recherche que Naomi Maury mène à la Casa Velazquez: 
« A la Casa de Velázquez, Naomi Maury développe des Membranes d’halos sur exosquelettes, un projet où science, mémoire corporelle et spiritualité lumineuse s’entremêlent. A partir de prothèses tissées pour des espèces disparues ou en voie d’extinction et de halos lumineux inspirés de cellules observées au microscope, elle interroge les transformations du corps humain face aux progrès biomédicaux et robotiques.
Entre recherche scientifique et geste artistique, son travail explore les tensions entre soin et performance, machine et matière vivante. À Madrid, elle mènera une recherche sensible aux côtés de chercheurs pionniers dans le développement d’exosquelettes pour enfants. Ces récits alimenteront ses installations immersives, où le son, la video et le dessin s’intègrent dans une pratique plastique spéculative sur le corps et la machine.
La lumière, omniprésente à Madrid, devient une matière spirituelle et un outil thérapeutique. À travers la notion d’halophilie — l’amour de la lumière —, Naomi Maury relie la peinture baroque à la biotechnologie.
Inspirée à la fois par son expérience personnelle et par des récits sur les soins, elle explore comment la machine peut guérir, réparer, mais aussi transformer les corps et les perceptions humaines.
Ce projet s’inscrit dans une recherche plus large sur les corps à venir, entre la robustesse du vivant, la sous-optimalité et le potentiel spéculatif des technologies. En subvertissant les récits de performance et de productivité, Naomi Maury invite à repenser l’avenir de nos corps politiques et des soins ».

 

crédit Naomi Maury

 





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