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Le Montpelliérain Stéphan Barron installe quatre œuvres dans les rues de Venise pendant la Biennale 2026

Le Montpelliérain Stephan Barron expose quatre œuvres dans les rues de Venise pendant la Biennale 2026. Trois d’entre elles jouent sur la polysémie des mots entre français, anglais et italien.
« C’est un accrochage sauvage, explique l’artiste, que j’ai pu réaliser quelques jours avant l’ouverture de la Biennale. J’ai pu obtenir l’autorisation des habitants de la rue, ce qui était une bonne surprise et j’ai été aidé par un étudiant en beaux-arts rencontré quelques jours avant de les poser« .
Sur la dizaine de bannières posées la veille de l’ouverture de la Biennale début mai, quatre sont toujours visibles et doivent le rester jusqu’à la fin de la manifestation fin novembre.
Stephan Barron avait déjà réalisé un accrochage sauvage de deux « drapeaux » lors de la Biennale d’architecture en 2024.
Quelques mots de l’artiste pour accompagner les oeuvres:
- Imaxena – Une installation de sept drapeaux déployés dans les rues de Venise, sur le chemin de la Biennale. Chaque drapeau invite le visiteur à créer – mentalement, intérieurement – une œuvre d’art qui n’existe que dans son regard.
- Qui? Un mot. Deux langues. Une question suspendue dans l’air de Venise.
QUI — en italien, ici. Un ancrage, une désignation du lieu. Nous sommes là, sur cette terre fragile posée sur l’eau, à cet endroit précis du monde où la beauté et la menace coexistent depuis des siècles.
QUI — en français, qui. Une interrogation identitaire portée par le vent du drapeau. Qui es-tu ? Qui sommes-nous ?
On se like entre soi, et l’on rejette l’autre. LIKE ne donne pas de réponse. Il pose le malaise à hauteur de regard, là où l’art doit être : dans la rue, dans le doute, dans la vie.
- Like – On se like entre soi, et l’on rejette l’autre. LIKE ne donne pas de réponse. Il pose le malaise à hauteur de regard, là où l’art doit être : dans la rue, dans le doute, dans la vie.
- Male – En italien, il Male. En anglais, le Mâle. Cette collision n’est pas un accident — c’est une question posée au vent, accrochée dans l’air de Venise comme un doute qui flotte. Le Mâle est-il Mal ?


crédits photos: Stephan Barron








