Une première rétrospective pour Thomas de Vuillefroy (Espalion) en janvier à Clermont de l’Oise

Le plasticien Thomas de Vuillefroy prépare depuis son atelier d’Espalion, dans le Nord Aveyron, l’exposition qui va lui être consacrée en janvier à Clermont de l’Oise (60).
Une ville où l’artiste a résidé et où il avait réalisé sa première exposition d’art-thérapie il y a plus de vingt ans à l’hôpital de jour. L’artiste, qui a un chemin jalonné de formations différentes (Ecole Penninghen, passage par les Beaux-Arts, CAP de taille de pierre), a creusé ses intuitions au point de déposer plusieurs brevets ou enveloppes Soleau dans différents domaines : la confection, l’architecture, le langage informatique et aujourd’hui de nouvelles techniques d’impression qui rendent son travail actuel inédit.
L’artiste a appelé la rétrospective Ce que la nuit m’a appris, qui lui permet de ne pas masquer un parcours compliqué, où l’art a joué un rôle majeur.
L’artiste ne cache rien de son parcours et va exposer à Clermont de l’Oise soixante œuvres, à la fois des pastels, des huiles et la plupart de ses travaux récents, qu’il regroupe sous le terme de “révélations”: “J’ai choisi ce terme, car cette technique au racloir demande concrètement beaucoup de temps, d’attention, de travail. Ce coup de racloir final permet de constater le travail invisible réalisé en amont. Bref, passer un coup de racloir en étalant de l’encre noire sur le papier blanc fait sur le papier empreint de fixatif le travail d’un révélateur”.
Une technique qu’il a progressivement mise en point depuis 2012, quand il a découvert le pouvoir conjoint sur le papier du pastel, de l’encre et du fixatif. “Tout est parti d’un geste destructeur, précise l’artiste. Je voulais noircir un pastel avant de le jeter, mais je l’avais déjà fixé, et l’encre a réagi d’une manière particulière qui m’a intéressée”.
Un constat qui a été le point de départ de recherches qu’il poursuit encore aujourd’hui pour améliorer sans cesse une nouvelle technique qui lui permet de travailler directement sur le papier pour des résultats qui peuvent s’apparenter à ce que fait un graveur à l’aquatinte. Mais le graveur, lui, passe par une plaque de métal trempée dans différents bains d’acide, pendant que Thomas de Vuillefroy n’utilise que le papier et un racloir.
Le résultat donne des œuvres en noir et blanc avec différents tons de gris, qu’il peut réaliser sur de grands formats mais qui sont tous des monotypes, non reproductibles. Cette nouvelle technique donne des rendus inédits.
Benoît Decron, conservateur du musée Soulages, préface le catalogue de l’exposition qui va se tenir: “Les grandes images panoramiques de Thomas de Vuillefroy semblent précises jusqu’à une forme de doute, parfois un peu de malaise. Plus exactement, ces images balancent d’un plateau à l’autre, clarté étrange ou/et pesanteur du concret. (…) Le dehors et le dedans se confondent”.

- Ce que la nuit m’a appris. Rétrospective. 11 janvier-1er mars. Clermont de l’Oise
- En juillet 2024, Thomas de Vuillefroy a été lauréat 2024 du Prix Asselbergs de la Fondation Taylor. L’artiste a déjà été primé à quatre reprises (en cinq participations) au salon Art Capital : en 2018, il reçoit le Prix Maxime Juan de la Fondation Taylor; en 2019, le Prix Spécial du Salon, suivi en 2020 par le Grand Prix du salon du Dessin. Et complété en 2024 par le Prix Univers des Arts.
- Il a exposé à l’YIA de 2017, Art Paris 2020 et Art Paris 2021.

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