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Rencontre avec Yorg Johnston

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Rencontre avec Yorg Johnston

 

Moonlight Serenade

Campagnac (81) – Pour Yorg Johnston, la peinture est une quête: dans chaque tableau, le peintre est en recherche d’équilibre et d’harmonie, entre les teintes, entre les traits. Pas besoin que ces lignes ou couleurs portent un motif figuratif.

Les tableaux sont généralement abstraits, même s’il varient d’une abstraction géométrique précise à un trait plus relâché et expressif. Dans tous les cas, la palette est vibrante, éclatante de vitalité.

Depuis 2010, l’artiste écossais est installé de manière permanente à Campagnac, dans le Tarn. Il vit dans une maison qui lui permet d’avoir un atelier et de travailler sa peinture comme il l’entend.

En ce moment, l’artiste travaille ainsi sur des œuvres de grande dimension (au moins 1 mètre sur 1) et espère en réaliser 15 ou vingt d’ici la fin de l’année.

L’explication est à trouver dans une transaction qui a eu lieu il y a quatre ans: “J’ai alors vendu toutes mes œuvres récentes à un Parisien, qui m’a ensuite commandé une grande toile que j’ai mise presque un an à réaliser. Cela m’a incité à faire davantage de grands formats”.

Les couleurs sont franches, les formes bien délimitées, pas d’ombres ou de tons intermédiaires. L’univers de Yorg Johnston est clairement abstrait, et joue sur le rythme des surfaces colorées.

Le cadre est donc précis, mais les possibilités restent infinies. “J’ai toujours beaucoup de thèmes et d’idées en tête, précise l’artiste, beaucoup plus que je ne peux en réaliser!” Ce qui est sûr en revanche, c’est que l’artiste aime pouvoir en travailler plusieurs à la fois. Il a ainsi parfois dix toiles en chantier et rêve de pouvoir en commencer vingt ou trente, … mais il lui faudrait un atelier encore plus grand. L’artiste fait souvent des croquis préalables avant de démarrer la toile,  mais peut aussi ne faire un croquis que pour une partie de celle-ci. Mais cela lui arrive également de poser directement les pinceaux sur la toile.

Si les œuvres se reconnaissent facilement par leur style, l’artiste aime en revanche changer de technique et a autant de plaisir à travailler à l’huile qu’à l’acrylique, la gouache, ou l’aquarelle. Et n’hésite pas non plus à recourir à d’autres techniques: le collage, en utilisant uniquement des adhésifs vinyle.

Finalement l’artiste lui-même classe ses œuvres en trois rubriques indépendamment de la technique utilisée: celles qui allient précision et géométrie; celles qui sont précises mais moins géométriques et celles qu’il qualifie d’expressionnistes.

Une œuvre sort du lot et fait la transition entre sa peinture et ses collages, Hello Goodbye.C’est un projet qui a pris quasiment un an”, explique l’artiste, qui avait en tête quelque chose de très précis:  “Je voulais une forme simple, un archétype d’être humain, pas plus. J’ai découpé cette forme dans un medium pour ensuite la travailler avec des formes géométriques abstraites, comme si cette forme – humaine, qu’on le veuille ou non!- était finalement une forme parmi d’autres, rien de plus”.

L’artiste passe alors le temps nécessaire pour parvenir à quelque chose de parfaitement net, précis, lisse: six couches de peinture pour commencer, avant de les poncer pour obtenir une surface parfaitement lisse qui va lui permettre de coller des films vinyles adhésifs. Il ne reste plus qu’à appliquer un film final pour protéger l’ensemble.

Avec un imprimeur, l’artiste sort une édition limitée de cette figurine.

C’est cette œuvre qui l’a lancé dans les collages et qui devrait déboucher sur d’autres projets basés sur le même concept de partir d’une forme concrète pour la traiter comme il traite ses tableaux abstraits: Yorg Johnston a déjà réalisé une voiture, et songe aujourd’hui à faire une famille entière.

L’artiste décline donc son univers abstrait en variant méthodes et formes. Jamais à court d’idées.

  • Quelques éléments bio
    Yorg Johnston est né et a vécu la première partie de sa vie en Ecosse. Il appartient à une famille de peintres: des ancêtres, des oncles et sa propre mère ont tenu le pinceau.
    Lui-même peint depuis son adolescence. “Et puis, quand j’ai eu 18-20 ans,  j’ai créé mes cadres pour mes peintures. Il se trouve qu’assez rapidement, j’ai eu des demandes”.
    A partir de là, Yorg Johnston va gagner sa vie en alternant deux types d’activité, la réalisation de cadres et le travail sur des chantiers.  “Il y a eu de bonnes et de mauvaises années, la plupart du temps aux marges de la pauvreté”, explique-t-il.
    Au tournant du XXIe siècle, il décide d’ouvrir sa galerie et atelier d’encadrement, sur deux étages, dans le centre d’Edimbourg. Il connaît un grand succès jusqu’en 2009, mais la crise économique qui a suivi entraîne le déclin de l’activité. Yorg Johnston décide alors de s’installer dans le Tarn, pour aujourd’hui, il vit dans une maison qui lui permet d’avoir un atelier et de reprendre la peinture.

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Hello Goodbye
Germination

 



 

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