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Le Toulousain James Colomina installe des œuvres à Tokyo

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Le Toulousain James Colomina installe des œuvres à Tokyo, pointant du doigt des excès de la société nipponne

Le sculpteur toulousain James Colomina a réalisé une série d’installations dans l’espace public à Tokyo: cinq œuvres posées clandestinement dans la rue, et qui agissent comme « une fracture rouge dans la ville ». 

Des interventions qui visent à  “interroger la pression sociale, la surveillance, la solitude et la perte d’identité dans une ville ultra-codée”, explique l’artiste, connu pour ses interventions aussi bien dans la ville rose que dans des lieux plus lointains, dernièrement en Ukraine par exemple, pour dénoncer la cruauté de l’invasion russe.

Au Japon, le sculpteur a installé cinq oeuvres, reconnaissables comme d’habitude, à la patine rouge des personnages ou des objets installés (comme la caméra): Suspension, The Red Eye, The Briefcase, L’Attrape-Cœur, Lose Yourself.

Détail sur deux de ces œuvres, commentées par le sculpteur :

  • Une, Suspension, qui joue sur une ambivalence en raison de son placement: suspendues à un pont, le passant qui marche sous le pont ne peut pas passer à côté pendant que ceux qui passent au-dessus du pont continuent leur chemin, sans même les apercevoir.
    « 
    J’ai installé deux Salarymen pendus. Ils ont le même visage. Comme si la société avait effacé toute singularité. C’est une sculpture qui questionne la condition des Salarymen à Tokyo, ces soldats modernes du capitalisme, des samouraïs contemporains. Cette œuvre interroge sur la pression sociale, la routine qui broie, la solitude dans la foule. Elle interroge sur la place qu’on laisse à l’individu, sur ce qu’on sacrifie pour rentrer dans le moule. Elle interroge sur la perte d’identité dans une société où tout le monde avance, tête baissée« .
  • Plus discrète, The Red Eye.
    « J’ai installé des caméras rouges dans Tokyo. Elles ne filment pas. Elles regardent les autres caméras. Mon but : attirer les regards sur la banalisation de la surveillance. Interroger : y a-t-il une réelle acceptation de ce regard permanent posé sur nous ? Qui est l’intrus ? Mes caméras rouges ? Ou celles qu’on ne remarque même plus ? The Red Eye est là pour ça. Rien d’autre« .



 

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