A Sète, le Musée Paul Valéry prépare une exposition sur les liens de Jean Vilar avec les arts

Sous l’intitulé Les couleurs de Jean Vilar, le musée Paul Valéry dédira cet été l’ensemble de ses espaces d’exposition temporaire aux liens entre le grand homme de théâtre Jean Vilar, né à Sète, et les arts.
Avec près de quarante tableaux et une centaine d’œuvres graphiques, mais aussi des costumes et des tapisseries, issus de collections publiques et privées, cette exposition retracera l’imprégnation entre les arts des années 1950 à 1970.
Jean Vilar fut une figure majeure du théâtre contemporain d’après-guerre, œuvrant à son profond renouvellement et sa démocratisation. Son engagement social l’amena à réclamer un service public de théâtre : il y contribua par la création en 1947 du Festival d’Avignon, qu’il dirigea jusqu’à sa mort, et à la création en 1951 d’un Théâtre national populaire au Palais de Chaillot.
Dans ces deux lieux aux enjeux différents, il mena parallèlement une orientation esthétique propre, ajoutant à une lecture fine des textes historiques ou contemporains une conception plastique de la scène nourrie de son intérêt pour les arts visuels.
De son cercle amical né pendant la guerre, c’est une constellation d’artistes, majoritairement de la Nouvelle École de Paris, qui nourrit la réflexion esthétique de Vilar : principalement Léon Gischia, avec qui nait un compagnonnage d’une vingtaine d’années, mais aussi Edouard Pignon, Mario Prassinos et Gustave Singier, et plus ponctuellement Alfred Manessier, Alexander Calder, Roger Chastel, Jacques Lagrange… Artistes aux univers distincts et d’une productivité éclectique, ils illustrent l’esthétique de leur époque et les interactions entre les arts.
– Commissariat général : Camille Bertrand-Hardy, directrice du Pôle des musées de Sète
Commissariat scientifique : Ingrid Junillon, responsable des collections, musée Paul Valéry, Sète. Avec la collaboration de la Maison Jean Vilar, Avignon.
2 juillet-8 novembre.




