Montpellier restaure la propriété du peintre Frédéric Bazille (1841-1870)

 

Montpellier va investir 4 millions € dans la restauration du domaine de Méric, ayant appartenu au peintre Frédéric Bazille, à Castelnau-le-lez, au nord de la ville.
La Métropole de Montpellier va réhabiliter ce domaine, patrimoine historique et artistique de la Ville de Montpellier depuis 1992, marqué par la présence de la famille Bazille au XIXè siècle.
Cette restauration du bâti permettra la réalisation d’un lieu d’accueil, de résidence pour les visiteurs de marque à Montpellier et un lieu vivant de culture et d’histoire autour de Frédéric Bazille.

 

Le Domaine de Méric fait partie des domaines les plus importants détenus par la Collectivité, à la fois par sa taille (12 ha dont 9 ha de parc public), sa qualité paysagère, son histoire et la qualité architecturale de ses bâtiments.
Famille de la Haute Bourgeoisie protestante du XIXème siècle, les Bazille ont marqué l’image du site, notamment le peintre Frédéric Bazille (1841-1870), prématurément disparu lors de la guerre de 1870. Ami de Monet et de Renoir, Frédéric Bazille réalisa plusieurs chefs d’œuvre dans cette propriété.

Cette propriété était la résidence d’été du peintre qui a immortalisé le parc à l’anglaise. Le Domaine et ses alentours ont offert au peintre des motifs pour ses toiles, notamment la Terrasse de Méric (1867), Vue de Village (1868) avec la vue sur Castelnau le Lez et la Réunion de Famille (1868) sous le marronnier toujours présent. Les bords du Lez inspirent aussi le peintre avec le tableau Scène d’Eté (1870).
Le site pittoresque et artistique des « Berges du Lez, paysages de Frédéric Bazille » est un exemple de musée à ciel ouvert : le paysage conduit au musée et inversement.

 

Ce site présente donc une dimension artistique certaine, un moment de l’histoire du paysage comme cela s’est produit pour la forêt de Barbizon ou encore à Giverny, lieux de prédilection des peintres impressionnistes.

En 2016, le musée Fabre de Montpellier avait consacré une exposition au peintre « Frédéric Bazille, la jeunesse de l’impressionnisme ».

Les travaux vont s’échelonner jusqu’en 2023.