A Toulouse, la ville renonce à vendre la Chapelle Casanova à l’association qui en avait la charge

A Toulouse, le conseil municipal est revenu le 6 février sur son engagement de vendre à l’association la Chapelle le lieu qu’elle gérait bénévolement depuis 1993, année où la ville avait signé avec elle un bail emphytéotique de quarante ans.
La Ville devait vendre le bâti à l’association pour 100 000€, mais est revenue sur cet engagement, estimant que l’association s’est éloignée dernièrement de ”l’intérêt général”, et que cela remet en cause un prix largement en-dessous de son estimation de marché (autour de 475 000 €).
L’association qui avait fait du lieu un espace “d’expérimentation sociale, culturelle et politique” avait organisé en 2025 des événements que la mairie juge contraires à l’intérêt général. Dans le collimateur figurent notamment une assemblée générale organisée contre “le racisme d’Etat” ou une manifestation occitane contre “l’Etat-nation français”.
Parmi les nombreuses activités, la Chapelle intégrait l’accueil d’artistes, des arts vivants mais également des plasticiens.
Dès novembre, l’association avait interpellé le maire de Toulouse dans une lettre ouverte: “Monsieur le Maire, à quelques mois des élections municipales, vos promesses n’ont-elles donc pas de valeur? (…) Dans un climat de coupes budgétaires où l’on sacrifie la culture et le social par soucis d’économie, nous nous étonnons de votre difficultés à recevoir 100000€ qui pourraient améliorer le quotidien de tant de Toulousains-es”. Elle met en avant sur son site le fait que “depuis plus de trente ans, des dizaines de milliers de personnes, des centaines d’associations et de collectifs, et plus d’un millier d’artistes ont fréquenté ce lieu unique à Toulouse”. Elle précise également que toutes les activités étaient auto-financées et qu’elle n’a jamais demandé de subventions à la mairie.
Mais le conseil municipal du 6 février va sans doute mettre un terme à l’aventure.





