Dans les Hautes-Pyrénées, décès du peintre hyperréaliste Brunon Schmeltz

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 Dans les Hautes-Pyrénées, décès du peintre hyperréaliste Brunon Schmeltz

Affiche de sa dernière exposition à Tarbes, terminée en janvier 2026.

Le peintre hyperréaliste Bruno Schmeltz est décédé début avril, provoquant une grande émotion dans les milieux artistiques pyrénéens et au-delà.

Bruno Schmeltz est né en 1938, à Toulouse, mais vivait et travaillait dans la vallée de Campan, dans les Hautes-Pyrénées.

La Ville de Tarbes avait mis à l’honneur le peintre fin 2025 en lui consacrant au Carmel une grande exposition (qui a fermé en janvier 2026) pour le remercier d’avoir offert à la ville deux grands tableaux pour la collection d’art contemporain du musée Massey.

L’artiste et la ville avaient sélectionné des œuvres portant sur les travaux publics et l’exploitation des carrières, une thématique bien représentée dans le travail de l’artiste. Ce thème était aussi un clin d’œil aux travaux de rénovation du Carmel. Quelques sculptures ou éléments architecturaux issus des réserves du musée Massey venaient enrichir le parcours et faisaient écho à la passion de Bruno Schmeltz pour les peintres néoclassiques, comme David, qu’il a beaucoup copiés au Louvre. Comme eux, le peintre multiplie les références à l’Antiquité et à la nature, dans l’ensemble de son œuvre. Ses dix dernières années, il avait réalisé de nombreux portraits d’artisans au travail, avec leurs outils et leurs vêtements, toujours dans une veine très réaliste. 

  • Bruno Schmeltz est né en 1938 à Toulouse mais quitte la ville rose à la mort de son père, il n’a alors que 14 ans. Il rejoint alors Paris. Doué pour le dessin, il s’inscrit comme copiste au musée du Louvre, puis aux cours du soir de la Ville de Paris pour préparer le concours de l’École Nationale des Beaux-Arts qu’il quitte rapidement, jugeant l’enseignement incompatible avec ses ambitions.
    Au cours des années 60, il s’installe dans une grange des Pyrénées qu’il aménage en atelier. Il vit selon un modèle d’artiste itinérant et voyage fréquemment.
    En 1974, l’historien d’art Pascal Bonafoux et le couturier Pierre Cardin organisent sa première grande exposition qui le propulse sur la scène parisienne. Pendant trente ans, il construit un univers singulier. Insatisfait de l’enseignement classique, il s’est formé seul aux techniques qui le mèneront à l’hyperréalisme. Dans chacune de ses toiles réalisée à l’huile, le moindre détail prend sens : un pli de peau, un regard, un geste suspendu…
    Il a réalisé de grandes fresques réalistes dans plusieurs endroits dans les Hautes-Pyrénées, comme Le jeune esthète dans le gymnase du Collège Desaix à Tarbes, mais avait aussi réalisé des vitraux pour différentes églises dans le département mais également pour la cathédrale de Dakar.
  • Artistes Occitanie présente toutes ses condoléances à sa famille et à ses proches.


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