Dans les Pyrénées-Orientales, trois lieux culturels s’associent pour une exposition sur les artistes en exil

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Dans les Pyrénées-Orientales, trois lieux culturels s’associent pour une exposition sur les artistes en exil: « Art en exil »

 

Art en exil est à la fois une exposition ambitieuse et une initiative originale montée par des musées de la région.

Cette exposition est le deuxième volet d’un événement en trois expositions organisées sur trois années consécutives dans deux lieux catalans: le musée de Collioure et le Memorial de Rivesaltes. Le premier volet a eu lieu l’an dernier et portait sur les “Objets de mémoire,” le deuxième a donc lieu cette année sur l’art en exil avant que l’an prochain, les musées ne proposent une exposition sur l’art en cage, regroupant des oeuvres réalisées au sein des lieux d’enfermement et notamment des camps de concentration.

Plus qu’une exposition en deux volets, cette série est « un manifeste contre l’isolement des structures culturelles », explique Céline Sala-Pons, la directrice du Mémorial, qui tient à commenter autant le montage de cette série de trois expositions que le contenu de l’exposition 2026.

L’exposition sur les artistes en exil est donc le fruit d’un partenariat entre le musée de Collioure et le Mémorial de Rivesaltes qui présentent au total les œuvres d’une quinzaine d’artistes. Mais au vu des œuvres exposées, on ajoute à ce duo le nom du musée de Céret, qui a soutenu fortement ce projet par le prêt de nombreuses pièces issues de ses collections. 

A Collioure, une exposition consacrée à un couple en exil, Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss et au Mémorial de Rivesaltes, une exposition retraçant des itinéraires d’artiste en exil, de 1920 à 1945, des artistes pas toujours très connus mais qui viennent éclairer un pan de l’histoire. Au cours des années 1920-1930, la Catalogne accueille de nombreux artistes juifs venus de l’Europe entière. L’exposition montre les œuvres de ces artistes, pour la plupart issus de l’école de Paris, et qui se sont notamment installés à Céret, Collioure ou Tossa de Mar. En 1940, pendant que les Allemands entrent dans Paris, le Sud de la France est perçu par certains comme un refuge ou devient une étape avant l’exil, quand, pour d’autres, il se transforme en cul de sac.

Le Memorial de Rivesaltes a inauguré cette exposition, mais le site lui-même, toujours en chantier pour des réaménagements intérieurs, ne réouvrira que le 28 mai.

L’art en exil:

« Les jours clairs sont rares », Mémorial de Rivesaltes, 19 mars 2026 – 3 février 2027

« Je laisse la peinture pour plus tard », Musée d’art moderne de Collioure, été-automne 2026



 

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