Fernando Costa
Du 17 avril 2026 au 20 septembre 2026
Vernissage le 16 avril 2026
18h30 – 20h00
Fernando Costa
Le Champ du Métal
Le musée Parcelle473 consacre une exposition à Fernando Costa, sculpteur dont le travail explore la force, la contrainte et la transformation du métal. Pour ce projet, l’artiste investit un matériau chargé d’histoire : des éléments de vieux tracteurs agricoles, détournés de leur fonction première pour devenir sculptures et surfaces picturales.
Ces fragments mécaniques, marqués par l’usage, le temps et le travail de la terre, sont pliés, tendus et assemblés par l’artiste. Fernando Costa impose au métal un nouveau langage formel, jouant avec sa résistance tout en conservant les traces de son passé. Les œuvres oscillent entre puissance industrielle et mémoire rurale, entre masse contrainte et équilibre maîtrisé.
Certaines pièces prennent la forme de sculptures, d’autres s’apparentent à de véritables toiles de métal, où les éléments mécaniques deviennent support de composition. Le métal n’est plus seulement un matériau, mais un corps travaillé, façonné, mis sous tension jusqu’à révéler sa structure et son histoire.
Cette exposition entre en résonance directe avec le passé viticole du site de Parcelle473. Les tracteurs, outils emblématiques du monde agricole, rappellent l’activité qui a façonné le lieu et son territoire. En utilisant ces vestiges, Fernando Costa fait dialoguer mémoire locale et création contemporaine, transformant des objets utilitaires en œuvres chargées de sens.
À travers ce projet, le musée Parcelle473 affirme sa volonté de valoriser des pratiques artistiques engagées dans la relecture des matériaux, des usages et des héritages, tout en inscrivant la création contemporaine dans l’histoire même du lieu qui l’accueille.
L’exposition sera ouverte au public du 17 avril au 20 septembre 2026
Bio
Fernando Costa est né en 1970. Il vit et travaille en Périgord, tout près de Sarlat. Rien ne prédestinait cet artiste autodidacte à la carrière qu’il mène. En 1991, steward à bord du paquebot Queen Elizabeth 2, en 2015 accueilli à Biarritz pour une exposition au titre évocateur « COSTA, dix ans après CESAR ». Car César est son modèle. Comme lui il travaille le métal, mais a trouvé un univers fondamentalement différent et jusqu’alors inexploré : le recyclage des panneaux de signalisation routière périmés. Depuis 1998, il les collecte à travers la France et même plus loin ; il les découpe, les taille, les ponce et recompose des images en soudant les morceaux sur de grandes plaques de métal créant ainsi des tableaux stupéfiants d’originalité. L’œuvre de Costa a cela de magique qu’elle est joyeuse et unique. Il lui a fallu du temps et de la persévérance pour faire connaître son travail mais il est désormais un des artistes les plus cotés de sa génération et expose dans le monde entier : Paris, Genève, Londres, Bruxelles… et même New York et Pékin.
En 2013 il fut le 18e artiste au monde choisi pour créer l’ »Art Car » des 24 heures du Mans. Consécration pour lui, après Calder, Warhol, César, Arman et Jeff Koons…
Pour autant, Fernando Costa reste lui-même et accueille toujours avec plaisir les amateurs dans ses expositions. Ce qu’il aime avant tout, c’est partager, raconter, expliquer.
…
« Cette exposition est née d’un dialogue évident entre le travail de Fernando Costa et l’histoire même du lieu. En utilisant des fragments de vieux tracteurs agricoles, l’artiste transforme des objets utilitaires marqués par le labeur et le temps en œuvres puissantes, chargées de mémoire.
À Parcelle473, ancien site viticole, ces matériaux résonnent particulièrement. Ils rappellent un passé agricole et ouvrier, fait de gestes répétés, d’efforts, de contraintes et de transformation de la matière. Fernando Costa ne cherche pas à effacer cette histoire : il la plie, la contraint, la met sous tension pour en révéler une nouvelle forme.
Son travail, nourri par l’héritage de la sculpture industrielle et notamment celui de César, interroge notre rapport à la force, à l’usage et à la mémoire des objets. Cette exposition s’inscrit pleinement dans la démarche du musée Parcelle473, qui vise à faire dialoguer création contemporaine, territoire et héritages matériels.
Laurent Rigail

Plein tarif 9€, tarifs réduits 5€ (-26 ans, +65 ans, PMR/PSH, minima sociaux, étudiants, professeurs), gratuité pour les journalistes et -8 ans.
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