A Carcassonne, la mairie demande sans succès le retrait d’une oeuvre prêtée par les Abattoirs

Carcassonne accueille depuis le 5 juin Pop-Up Collections, une exposition de grande ampleur qui présente jusqu’au 17 octobre 100 œuvres de 50 artistes exposées dans cinq lieux.
Ces œuvres proviennent des collections du Frac Occitanie-Montpellier, des Abattoirs de Toulouse et du Musée des Beaux-Arts de Carcassonne et sont donc exposées au musée des Beaux-arts, au Centre d’Art Contemporain, à la Chapelle des Dominicaines, dans la Halle aux grains et à la Chapelle Saint-Gimer.
Dans certains lieux, elles dialoguent avec des œuvres du passé. L’idée de cette expo “multiple” est également d’amener le public à naviguer d’un site à l’autre dans une cité où trop souvent les touristes ne quittent pas la cité médiévale.
Préparée de longue date, ce qui veut dire avant les municipales, l’exposition, Pop-up Collections suit un fil rouge, le lien entre Histoire et histoire de l’art, “certaines oeuvres, explique le dossier de presse, convoquant les mémoires des conflits, des migrations et de la colonisation, mettant en lumière les rapports de domination qui traversent les sociétés tandis que d’autres pointent les liens étroits qui existent entre mémoire personnelle et identification collective”.
C’est l’une des oeuvres choisies dans cette thématique qui a heurté la nouvelle municipalité, de majorité Rassemblement national et présidée maintenant par Christophe Barthès.
Celle-ci à donc demandé son retrait au Frac-Les Abattoirs qui l’avait prêtée mais celui-ci a rejeté cette demande, le Frac étant un établissement public financé par l’Etat et les Régions et dont la programmation ne relève pas des municipalités.
L’oeuvre incriminée est une oeuvre de l’artiste franco-marocain Mehdi-Georges Lahlou, qui met en scène des corps dans différentes position de prière, mais tous recouvertes d’un drap blanc.
Celle-ci est donc toujours intégrée à l’exposition et visible jusqu’à la fin de cet événement.






