DE VUILLEFROY Thomas

    Discipline(s)
    Dessinateur/trice, Graveur, Peintre
    Informations de contact
    M. Thomas de Vuillefroy

    Département
    Adresse
    12500 Espalion
    Mon Histoire

    Thomas de Vuillefroy
    L’encre et le racloir

    Thomas de Vuillefroy aime dessiner de manière classique mais aime également pousser les techniques au bout de leurs possibilités : il a ainsi développé une technique de dessin qui lui permet de créer des œuvres étranges, superpositions d’images qui peuvent évoquer aussi bien l’étrangeté du monde que la vivacité, la fugacité de joies enfantines.

    Thomas de Vuillefroy réalise aujourd’hui des œuvres de belles dimensions (1,50 sur 2 mètres, par exemple), sans qu’on ne sache trop de quelle technique il s’agit. Normal : l’artiste a inventé sa propre technique en 2012, et n’a cessé de la faire progresser depuis.
    Car l’artiste a toujours aimé inventer. Celui qui est passé par Penninghen puis par les Beaux-Arts et qui en est ressorti perplexe, a ensuite été chez les Compagnons du devoir pour suivre une formation de tailleur de pierre.

    Lui dont la vie privée s’est révélée récemment sources de joies multiples, conjugue “sa vie personnelle à une abondance créative”, comme l’affirme Benoît Decron, conservateur du musée Soulages à Rodez, qui s’est très tôt intéressé à son travail.

    Des silhouettes d’enfants en ombres chinoises, dansant dans la pénombre, des fillettes sur un manège, dans des visions qui rendent compte du mouvement du carrousel, des visages d’enfants qui cumulent gaieté et curiosité des premières années.
    Voilà comment l’artiste parvient aussi à rendre compte de la légèreté enfantine.
    Cela ne s’est évidemment pas fait tout seul. Thomas de Vuillefroy a encore une fois adapté son invention, l’a faite évoluer pour qu’elle serve ses nouvelles intentions.

    Aujourd’hui, le plus simple pour préciser son travail est tout simplement de reprendre ses propres écrits :
    « Durant mes premières années de pratique artistique, il m’est arrivé d’effacer mon travail. En septembre 2012, j’ai utilisé de l’encre de Chine pour recouvrir un pastel peut-être pour provoquer un accident. Le résultat fut que ce pastel ne fut pas recouvert uniformément du noir de l’encre. A quelques endroits cela ruisselait, perlait et à d’autres encore l’encre semblait avoir glissé dessus sans attacher. C’est ainsi que j’ai développé une nouvelle technique de dessin. (…) Le tirage est unique et l’on s’approche d’un rendu proche de la lithographie, mais sans presse. J’aime chercher, et chaque jour de travail et de rêveries m’amène à voir dans un détail une chose possiblement intéressante et peut-être à la réalisation de ce qu’on appelle une synthèse créative ».

    Cette avancée reflète parfaitement le cheminement de cet artiste au parcours atypique. Venu dans la région il y a une dizaine d’années pour apprendre la taille de pierre, il continue en parallèle à dessiner, peindre et expérimenter. En 2012, il découvre en effet ce nouveau moyen de créer à l’encre de Chine qui s’apparente au rendu d’un monotype : un tirage unique réalisé avec peu de moyens et qui laisse la part à des signes aléatoires, mais qui permet aussi à l’artiste d’affirmer son coup de crayon.
    Petit à petit, l’artiste peaufine la technique. Pour l’adapter aux portraits, il crée d’immenses puzzles de pièces de papier qu’il détoure et ajoure. Il superpose les visages et crée des transparences. Un travail de titan impossible à décrire dans toutes ses phases, à la fois parce que très technique et en perpétuelle évolution.

    L’artiste et inventeur trouvera certainement encore de nouvelles pistes dans les années à venir, pour que, une fois de plus, son travail se remarque autant pour l’atmosphère des œuvres que par l’étrangeté de la technique.

    En parallèle, il continue ses recherches, entre science et art, comme il l’a toujours fait.

    ENCADRE
    Un insatiable inventeur
    « Je travaille sur différents projets. A 25 ans, j’ai reçu de l’État de quoi rédiger un brevet industriel pour avoir conçu un moyen de confectionner des vêtements. Puis, lors de mes études d’art j’ai été fasciné par le titre d’un ouvrage de Wassily Kandinsky: Point et ligne sur plan. Cela m’a donné à réfléchir pendant une dizaine d’années, je souhaite aujourd’hui appliquer à l’écran les théories de Kandinsky. J’ai eu aussi l’occasion de faire un CAP de tailleur de pierre à Rodez et c’est en travaillant avec un professeur de stéréotomie que j’ai découvert une nouvelle façon de dessiner des ouvrages d’art. J’ai eu la chance aussi d’innover une seconde fois dans ce secteur. Inspiré par les techniques découvertes par les artistes ayant réfléchi sur l’art cinétique, j’ai appliqué la technique au bâtiment, réalisant des murs qui bougent seulement avec la lumière ».

    Expositions, Galeries, Musées ...

    Galerie(s)
    Galerie 22 (Cabrières d'Avignon, 84)

    Galerie Valerie Eymeric (Lyon, 69)

    Pandem’art Gallery (Béthune, 62)

    Entretien - Rencontres Artistes d'Occitanie
    Lien vers l'article
    Galerie virtuelle