ASSALIT Philippe

    Discipline(s)
    Photographe
    Informations de contact
    Mr. Philippe Assalit
    Téléphone

    Adresse
    15 rue Henri Laignoux 32230 Marciac
    Statut
    Artiste-auteur
    Mon Histoire

    Philippe Assalit
    Du temps des fleurs au portrait d’un chronographe

    Au premier regard, les séries du photographe Philippe Assalit ont des thèmes simples: des bouquets de fleurs, les tours de la Défense, des billets de banque ou bien des arbres.
    Mais toutes retiennent l’attention pour quelque chose qui les détourne d’une simple photo naturaliste, une étrangeté qui force à voir différemment ce qui est sous nos yeux tous les jours.

    Un bouquet de pâquerettes, comme on en a tous ramassé enfants. On rentre à la maison et on les met dans un verre pour égayer sa chambre. Philippe Assalit les a installées dans son atelier, mais ces pâquerettes ont à la fois la tige fièrement dressée et les pétales bien ouverts pour celles du haut, et sont des fleurs fanées pour celles qui courbent la tige et se retrouvent tout en bas.
    Le photographe a superposé les photos faites sur plusieurs jours pour montrer en une seule image le travail du temps sur ces quelques fleurs. Pour exhaler la beauté générale de ces bouquets, il a également travaillé sur la solarisation du fond qui accroît le sentiment de relief en hommage à Man Ray. C’est la série “Temps de Fleurs”. Ainsi, il montre l’évolution du bouquet de coquelicots, des iris, du mimosa, des tournesols… Et le regard est autant attiré par le pétale de rose ou de coquelicot tombé sur la table que par la fleur dans sa pleine floraison.
    “Quand on est face à une prairie recouverte d’iris, ou devant une branche de mimosa, tous les stades de développement sont généralement présents en même temps”, précise le photographe.

    La série “Monnaies, portraits du monde”, sans doute la plus emblématique de son travail, compte déjà 50 portraits, où pour chaque portrait, il réalise la fusion de plusieurs centaines d’images.
    Il superpose le visage d’un habitant d’un pays, davantage de femmes, avec les billets ou des détails de billets, contemporains ou anciens, de ce pays. Les interprétations sont évidemment différentes d’un pays à l’autre, le photographe aimant rentrer dans les détails de ce qu’il peut trouver sur chaque billet. “Ces visages, habillés de petits papiers dessinés”, hiératiques, calmes, voire souriants portent l’empreinte de leur culture.

    Dans d’autres séries, “Têtes” (66 portraits), “Forêts” (15 portraits), le photographe a repris ce procédé de superposition-fusion mais en l’appliquant à un modèle unique: lui-même. C’est ainsi que Philippe Assalit est devenu homme-fleur, homme-écorce, homme-ramure, homme-marbre, homme-béton, homme-clou, homme-planète… restituant une expérience physique où le visage fait corps avec une matière et son dessin.
    Certaines têtes dessinent un futur de science-fiction, d’autres témoignent de l’enfance et son ancrage à un terroir : “Cela correspond à mon installation dans le parc du Haut-Languedoc. Je quitte Toulouse et je me retrouve au coeur de la nature. C’est à la fois un changement radical, et en même temps un retour aux sources: je suis né dans le Tarn et j’ai passé une partie de mon enfance à arpenter ces terres où j’allais aux champignons ou à la pêche”.
    Mais la la tête peut aussi être prise pour un masque et renvoyée à des rituels. “Je vois cette série comme une réflexion cosmogonique, union des forces qui nous dépassent, terrestres ou astronomiques”.
    Dans la série « Tours » (Tours de la Défense-Paris), chacune de ses photos commence par magnifier les tours, leur ligne pure, leur verticalité, si proche de celles des arbres d’une forêt et telles des pièces d’un jeu d’échec : “J’ai enlevé tous les éléments parasites pour que le regard soit vraiment concentré sur un seul bâtiment, mais il est clair que dans la réalité, on ne peut pas du tout les voir comme cela!” s’amuse Philippe Assalit.
    Et puis le photographe se mue en plasticien: sur chacune de ces tours tel un totem miroitant, il rajoute ses cabanes, des structures précaires faites de pièces en bois. Il les dote d’un imaginaire enfantin, tel un jeu de construction d’un enfant géant libre qui échafaude « un monde contrepoint de la rigueur de l’architecture contemporaine et du monde du travail ».
    Rien n’est simple. La monnaie envahit les visages qui restent calmes et souriants, et ces signes dessinés les magnifient, la nature reprend ses droits sur des visages qui retrouvent leur universalité et les tours de la Défense accueillent de jolies cabanes périlleuses, prises entre dénuement et excès.
    Tous ses travaux fonctionnent sur le principe de la série, qui permet au photographe en réalisant plusieurs photos, de proposer une lecture cinétique ou kaléidoscopique.

    Les oeuvres de Philippe Assalit sont présentées en Europe depuis les années 90 par des institutions publiques (Centre Pompidou -MNAM, Grandes villes), dans des festivals (RIP d’Arles, Festival A-Part), des fondations (Maison Particulière-Bruxelles; Fondation EDF-Electra-Paris; Fondation Miro-Barcelone…), de grands Hôtels, des entreprises internationales, les galeries d’art et les foires internationales d’art (Art Paris), et dans de nombreuses éditions.

    Expositions, Galeries, Musées ...

    Galerie(s)
    Sophie Julien (Béziers); Dock Sud (Sète); Giron d'Art (Saint-Girons)
    Musée, Centre d'art
    Centre Pompidou, Mnam, ...