LACQUEMENT Hélène

    Discipline(s)
    Plasticien
    Informations de contact
    Mme Hélène Lacquement
    Téléphone

    Adresse
    16 rue Albert Calmette 66100 Perpignan
    Statut
    Artiste libéral
    N° Siret, code APE
    82083635100016
    Mon Histoire

    Dis-koleos, ou la disparition de la nature en œuvre d’art.
    “Immergés dans un cabinet de curiosités tout en couleurs, détails, entourés de petites choses délicates qu’on soupçonne être vivantes. Nous-y voilà. Lorsqu’on se retrouve face à l’œuvre d’Hélène Lacquement, Dis-koleos, le contraste entre la délicatesse de ses gestes plastiques et la dureté de la réflexion nous capture.”

    (Alessandra MONACHESI RIBEIRO, psychanalyste, docteur en théorie psychanalytique sur le corps et le féminin dans l’art contemporain à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, recherche post-doctorale à l’École de Communication et des Arts de l’Université de São Paulo et au Centre de Recherche sur l’Art et le Langage de l’EHESS à Paris)

    Dans son roman “L’homme qui savait la langue des serpents” l’écrivain estonien Andrus Kivirähk* imagine que les humains habitant la forêt primitive parlent le langage des animaux par l’intermédiaire de sifflements. Ce dialogue privilégié avec la nature est désormais rompu, l’extinction massive actuelle des espèces due à l’activité humaine ravivant la question cruciale des relations complexes que nous tissons avec le vivant. Ainsi, jour après jour, inexorablement, des milliers d’espèces d’insectes disparaissent de notre environnement.

    “Diskoleos” (du préfixe dis qui marque la séparation, la négation, et koleos, du grec étui, à l’origine du mot coléoptère) propose un cheminement visuel visant à nous questionner sur cet effacement progressif. Scarabées, papillons, coccinelles et autres insectes issus de notre imaginaire collectif deviennent les protagonistes d’une installation mêlant matériaux organiques et artificiels, papiers découpés et estampes.

    Le visiteur découvre des boîtes entomologiques, des cloches en verre, vides, ou habités par des scarabées en papiers, se confondant parfois avec le support sur lequel ils reposent, vagues souvenirs de collections d’un musée d’histoire naturelle antédiluvien. Sur les murs, l’écriture manuscrite des noms des insectes fait écho à ces collections. Inventorier les espèces, prononcer leurs noms, comme un acte militant pour lutter contre notre amnésie collective. Le caractère doux et la texture de la technique du monotype confère ici un aspect quasi fantomatique, réminiscences d’êtres vivants …

    Un peu plus loin, scarabeus sacer devient le personnage d’une tragédie miniature en cours. Roulant modestement sa boule de bouse, émergeant des feuilles mortes qui jouent avec l’ombre et la lumière, il se transforme peu à peu en un être de papier diaphane, sans relief. De son existence antérieure seule demeure la connaissance de sa séquence d’ADN, tracée en arrière-plan, et son nom, issu de son origine divine, “Holy ghost”.

    *Roman traduit de l’estonien par Jean-Pierre Minaudier, Editions le Tripode, 2013

    Expositions, Galeries, Musées ...
    Expositions(s) personnelle(s)
    Juin-août 2019, Le Marabouthé, Perpignan

    Juin 2017 « Passagère », La Petite Galerie 66, Castelnou (66)

    Galerie virtuelle