HAMM Nicolas

    Discipline(s)
    Dessinateur/trice, Peintre
    Informations de contact
    Nicolas HAMM

    Département
    Adresse
    D 54 86500 Montmorillon
    Mon Histoire

    Le Seigneur des Centaures

    Avec le Seigneur des anneaux, l’écrivain britannique Tolkien avait passé sa vie à créer un monde, ses terres, ses peuples, sa langue. Depuis son atelier gardois, Nicolas Hamm approfondit lui aussi année après année l’univers qu’il a créé, multipliant récits, dessins, personnages. Et cela depuis 18 ans. Bienvenue dans le monde d’Arkhae Mundi…
    Il y a 18 ans, Nicolas Hamm se lançait dans une aventure particulière, graphique et onirique : Arkhae Mundi, une île de son invention qu’il dote d’un univers de plus en plus précis année après année et… expo après expo : « Chaque fois qu’il y a une expo sur Arkhae Mundi, je fais un nouveau chapitre ! ».

    Au départ, le projet visait à lier ensemble tous les travaux de l’artiste, passé par les Beaux-Arts, puis chargé de scénographie au Musée de l’homme avant de travailler pour le théâtre, puis de devenir prof de dessin dans une école d’animation à Montpellier ; parallèlement peintre, fresquiste, décorateur, écrivain. « J’avais besoin de recentrer différentes formes d’expression – écriture, illustrations, peintures – autour d’une même thématique. C’est comme cela qu’est né ce projet ».

    Et puis l’artiste se passionne pour ce nouveau défi. Il se documente, à la fois sur les bases philosophiques du monde qu’il est en train de créer (une île, comme l’Utopie de Thomas Moore), sur les grands mythes existants (notamment les deux principaux de Arkhae Mundi : l’Arche et l’Arbre de vie), mais également d’un point de vue visuel, il plonge dans les gravures anciennes pour en tirer des idées iconographiques à la fois pour les peuplades qu’il invente et pour les végétaux, le bestiaire, les lieux… Il se plonge dans les travaux sur l’arche du savant allemand Athanasius Kircher…(XVIIè siècle).

    Nicolas Hamm invente l’origine de son histoire : un naufragé dans le coma, retrouvé dans notre monde, avec accroché à sa jambe un alphabet illisible, première trace d’une île insoupçonnée jusqu’ici, Arkhae Mundi. Il va réaliser la carte de l’île, point de départ et source d’inspiration pour la suite de l’aventure.
    A partir de là, c’est un délire d’inventivité qui fait appel à toutes les techniques et toutes les documentations. Car il faut tout inventer : la géographie de l’île, son archéologie, sa végétation, ses personnages. L’île est peuplée de toutes sortes de créatures fabuleuses, d’inspiration parfois clairement mythologique, comme c’est le cas pour les amazones ou les centaures.

    Les centaures, justement… Comme Nicolas Hamm ne fait rien à moitié, il a déjà consacré tout un univers à cette peuplade : un livre, des peintures, une sépulture et des dessins anatomiques explicatifs. « La sépulture ? Je suis allé sur l’île et j’ai trouvé des os ! C’est tout ! » dit l’artiste qui ne peut s’empêcher maintenant de se prendre lui-même au jeu.

    Aujourd’hui, Nicolas Hamm en ait convaincu : il y a avec Arkhae Mundi toute la matière pour créer une véritable saga. Il réfléchit donc à chercher un écrivain avec qui il pourrait imaginer un vrai scénario à partir de tous les fragments engrangés depuis 18 ans.

    L’aventure a débouché sur une exposition inattendue à Montauban.

    « En allant participer à un évènement dans une école de la ville autour de l’arbre il y a quelques mois, je suis allé visiter le musée Ingres. Je découvre bien sûr la salle Bourdelle et on me parle du fameux centaure devant le musée… Un peu plus tard, je vais boire un verre sur la place royale, et je rencontre le propriétaire d’un établissement qui possède une véritable salle d’exposition. Nous discutons et le projet voit le jour : une exposition sur mes centaures, ce qui tombe sous le sens pour la ville de Montauban, qui abrite le centaure de Bourdelle ».

    Parallèlement à ce travail, Nicolas Hamm mène un travail de peintre, où il prend un peu ses distances avec son île. Comme on peut le voir avec le tableau montrant une fille faisant du monocycle : au départ, c’était un centaure. Et puis cela a évolué. D’abord en une fille et un monocycle, et puis finalement, dans une nouvelle toile, l’artiste transforme encore la scène pour aboutir à un ange !

    Incorrigible, l’artiste est toujours en mouvement, et fait vivre à son œuvre une évolution de tous les instants.

    Anne DEVAILLY (article de 2019)

    Nicolas Hamm a longtemps été basé à Montpellier, où il était professeur à l’école d’animation et d’effets spéciaux Artfx.

    Galerie virtuelle