COTHIE

    Discipline(s)
    Sculpteur
    Informations de contact
    Cothie Sculptrice
    Téléphone

    Adresse
    rue des tellines 66470 Ste Marie la Mer
    Statut
    Artiste libéral
    N° Siret, code APE
    42440870600028, 90.03A
    Mon Histoire

    Cothie est une sculptrice qui vit et travaille sur Ste Marie la Mer (France)
    Elle façonne ses ‘Gueules’ avec du papier trempé et des bandes-plâtrées qu’elle peint par la suite à l’acrylique.
    Ses sculptures qu’elle appelle tendrement ses’ Gueules’ font parties d’un univers ludique,drôle,plein de charme et d’émotions.Les visages et expressions l’inspirent tout particulièrement dans son travail de création.

    “J’aime exagérer les traits de mes personnages,les rendre presque comiques.
    Je pense que c’est mon goût pour le carnaval,les parades, les guignols et le théâtre qui me mènent vers ce chemin.
    Le regard que je porte sur la vie de tous les jours reste ma source d’inspiration.C’est enrichissant d’aller vers les autres. Cela nourrit aussi mon travail qui est en perpétuel recherche de nouveaux regards”.

    L’histoire à commencé il y a 32 ans par un voyage dans le temps.

    Ma première sculpture papier bandes plâtrées est née à Perpignan aux Beaux-Arts.
    Mon voyage je l’ai fait avec l’histoire égyptienne ,fascinée par les momies et leurs embaumements,j’ai à ma façon créé ma première momie avec du journal et bandelettes de plâtres et structure en fer. Elle s’appelle Aus .
    Et puis la famille des momies s’est agrandie ,transformée pour devenir les gueules que vous voyez ici.
    Elles peuvent paraître effrayantes,attachantes , dérangeantes,elles sont le reflet de mes émotions, je n’invente rien.

    Le corpus de sculptures que je présente ici est constitué de quatre œuvres, trois hauts-reliefs et une sculpture. Pour trois d’entre-elles, ma source d’inspiration fut la folie. Il existe plusieurs types de folie : la furieuse, la passionnelle, la vaillante… mais il est question ici de la folie entropique.
    Elle est courante, tellement qu’elle passe quasiment inaperçue. On l’appelle « vieillesse » en langage châtié, « sénilité » pour les plus rigoristes.
    Moi je préfère nommer cela un naufrage, une vraie décrépitude. On s’acharne toute sa vie à devenir la meilleure version de soi-même, physiquement et mentalement, pour qu’au final le temps nous rappelle à l’ordre et nous fasse faner.
    J’ai pu le voir de mes propres yeux : cette folie entropique que j’ai représentée ici est le ressenti de ce que j’ai pu côtoyer. Seules les émotions sont là, à leur paroxysme, et ressortent.
    Bienvenue dans les affres du délire.

    L’une de mes créations est une sculpture que j’ai nommée « L’Oubli ou la boîte d’Alzheimer ». De la même façon que tous les maux de la terre s’échappèrent de la fameuse boîte que Pandore ouvrit, tous les mots de l’être humain fuient quand vous êtes atteint d’Alzheimer. Mais contrairement à la boîte de Pandore, l’Espoir ne reste pas.

    Les deux autres sont des hauts-reliefs. Le premier, « Mon double fou », est bifrons. Un côté sain et l’autre déformé, symboles du passage d’un état à un autre. Comme Janus qui surveillait les passages de Rome, cette entité délirante et bicéphale observe l’Homme pour savoir de quel côté sa santé mentale bascule.
    « La Vision », un autre haut relief de ce triptyque, représente une femme horrifiée par cette vision de la folie. Peut-être s’agit-il de moi en réalité ?

    Hors de ce corpus, j’ai donné naissance à une scène plus légère : « Le baiser ».
    Deux amants s’embrassent face à une mer sombre. L’un a les traits de Picasso, une de mes grandes sources d’inspirations.
    Il affiche un visage las, si on en croit son regard sans passion. A l’inverse de sa conquête qui le dévore d’un regard brûlant.
    Les lèvres des deux tourtereaux fusionnent pour ne faire qu’un, au point de prendre une forme laissant penser que cette embrassade ira plus loin que ce que l’on croit…

    Cothie a fait de nombreuses expositions et salons en France et Belgique.
    2018 fut une année spéciale: La médaille de bronze du prix Arts Sciences et Lettres de la ville de Paris lui a été décernée pour l’ensemble de son travail artistique.
    Un reportage dans le magazine TERRES CATALANES du mois de mai 2019 vous invite dans son atelier où ses oeuvres vous attendent.
    Ses Gueules de l’Art sont également au casting du long métrage Franco-Belge “Je Grandirai Demain”du réalisateur Lucas Morales.Une autre approche de son art qui rend son travail plus vivant.

    Galerie virtuelle