B.AX (Béatrix Vincent)

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B.AX (Béatrix Vincent)
Discipline(s)
Peintre, Street Artiste
Informations de contact
Mrs. Béatrix VINCENT
Téléphone

Département
Adresse
55 rue Pauline Ramart, 34070 - MONTPELLIER
Statut
Artiste-auteur
N° MDA ou Agesssa
V520261
Mon Histoire

Peintre autodidacte, je suis née et réside actuellement à Montpellier après avoir vécu quelques années à l’étranger (Allemagne et Cameroun).
J’affectionne les techniques mixtes: l’acrylique avec des touches de peinture 3D, les Posca, les bombes, les inclusions de journaux venus du monde entier, les pochoirs, les projections d’encres…
Je m’inspire du “street art” (notamment le “stencil art” et le “writing”), de la linogravure (Félix Valloton), de la BD (aplats de couleurs cernés de noir), …
J’ai un goût prononcé pour les couleurs saturées, les aplats et colorés. Dans mes peintures, j’aime particulièrement jouer avec les pleins et les vides, le clair et l’obscur, la mat et le brillant. Ainsi, c’est le cerveau qui complète ce qui, par la confusion voulue des ombres et du fond, n’est pas offert à l’œil. De cette façon, je souhaite aussi faire de celui qui rencontre ses œuvres, un co-créateur, libre de ses choix, de son imaginaire, libre de projeter sur l’œuvre ses propres émotions. Romain Rolland disait : « On ne lit jamais un livre, on se lit à travers les livres pour se découvrir. » Ainsi, on laisse entendre sans le dire, on laisse le spectateur imaginer, s’interroger, tenter d’apporter lui-même la réponse.
Dans une culture de vénération du plein, je trouve intéressant de n’utiliser qu’une gamme réduite de teintes, de jouer aussi avec le vide, avec ce qui n’est pas dit, ce qui n’est pas montré mais seulement suggéré et du contraste qui naît de leur juxtaposition. On tend l’oreille face à un murmure, on a envie d’en savoir plus alors que l’envie est de se boucher les oreilles quand quelqu’un hurle.

A l’adolescence, j’ai fréquenté un atelier d’artiste à Béziers (Cathy Clauzel) pendant plusieurs années. Elle m’a initié à la technique du pastel, aux croquis à la craie Conté, à la mine de plomb, aux sanguines… quelquefois d’après modèles vivants.
Je me suis ensuite consacrée à mes études (hypokhâgne, licence de lettres littérature et culture allemande), puis suis devenue professeur des écoles puis conseillère pédagogique, délaissant la peinture pour de fausses raisons de personne pressée.

Il a fallu une rupture, en l’occurrence la maladie, vécue comme une sorte de passage qui permet de se connaître réellement, pour que je me rende compte du caractère essentiel de la création artistique dans ma vie. J’en retire une certaine urgence à vivre. Bachelard évoquait la rupture dans le domaine des sciences comme nécessaire car c’est en rejetant certaines connaissances antérieures que se révèle la connaissance nouvelle. Dans cette perspective, l’obstacle doit être franchi afin qu’une « vraie science » apparaisse.

Je ne peins que des femmes (peut-être parce que c’est un cancer du sein qui m’a amenée là et que le sein est un symbole de la mère et de la femme). J’aime célébrer leur beauté, leur sensualité mais aussi leur courage (certaines de mes toiles rendent hommage aux grandes figures féminines), leurs corps et leurs âmes en somme.
J’aime mettre de la diversité où il y en a trop peu (des femmes, d’origines ethniques variées).
Mon art se veut engagé (contre les inégalités qu’elles soient liées au sexe/genre, classe, race, ethnicité, âge, handicap et orientation sexuelle) et solidaire: il me permet de soutenir deux associations de lutte contre le cancer (Etincelle-LR et la ligue contre le cancer) pour lesquelles je ressens une immense gratitude et à qui je fais don de 50% de mes ventes. J’ai également participé à diverses actions de soutien (pour toilessolidaires, lesamisdesartistes en faveur du NMWA, le refuge, fierté Montpellier-Pride, aimargazelles, Clapiers contre le cancer …). C’est ainsi que je trouve du sens à ce que je fais, un équilibre, un épanouissement : mon ikigaï.

Mon travail est essentiellement centré sur les femmes. Je célèbre leur beauté, leur sensualité mais je refuse qu’elles soient réduites à leur apparence, à des coquilles vides. Aussi mes toiles rendent hommage aux grandes figures féminines qui ont marqué l’histoire comme Angela Davis, Rosa Parks, Simone de Beauvoir, etc.

Au-delà de l’interrogation perpétuelle sur la place et la condition de la femme dans la société, c’est l’intersectionnalité qui est un moteur de ma démarche artistique : je crois, en effet, que les questions d’identités et d’inégalités sociales ne sont pas cloisonnées et s’imbriquent (catégories de sexe/genre, classe, race, ethnicité, âge, handicap et orientation sexuelle.) Ainsi il y a multiplicité des systèmes de discrimination à partir de ces catégories et interaction entre elles.

A la BD, j’emprunte certes le côté graphique et l’association de l’écrit et du dessin mais aussi le principe du crossover avec des clins d’œil-hommage à d’autres peintres ou personnages célèbres, tels des passerelles (notamment à Hokusaï et Vermeer dans « la jeune fille à la vague », au douanier Rousseau avec la série des « douanières rousses », à Miss. Tic avec « Misspic », à Indiana Jones avec la série « Indiana Jane »).
Bien que mon œuvre soit figurative, elle dépasse le genre du portrait. La figure de la femme sert de support à une idée, une sensation, plutôt que de réel sujet. C’est par cette dimension allégorique que mes œuvres représentent non pas une femme mais toutes les femmes.

J’aime bousculer les codes, les stéréotypes, interpeller le «regardant» démontrer que les inégalités entre femmes et hommes sont issues de facteurs sociaux, culturels et économiques plutôt que biologiques. C’est ainsi que j’ai notamment produit une série de toiles sur la femme et le vin (domaine encore largement occupé par les hommes), une autre intitulée « belle et rebelle » qui rompt avec la douceur et la discrétion que l’on attribue arbitrairement à la gent féminine alors que le courage et le charisme serait la part des hommes (sur ces tableaux, les femmes sont tatouées, portent des blousons de cuir), une autre encore intitulée « flower power » représente des femmes couronnées de fleurs et ne sont pas sans évoquer les femen et leur combat. Je souhaite que l’envoûtement opère car ces femmes sont habitées, engagées, et pas seulement sexy. La séduction, oui, mais pas la marchandisation du corps de la femme présenté comme un consommable.

Sempiternellement, les chevelures de mes « muses » sont à l’honneur, telles des toisons d’art: notamment les tempêtes capillaires de sa série “hair storm”, les messages des méches-plumes de ma série “neurones miroirs” et le bestiaire qui revisite la mythologie de ma série “Méduses”.

La série « Afro-dites » rend hommage aux femmes afro-américaines qui ont lutté pour leur émancipation et contre la double peine des discriminations ethniques et sexistes (Audre Lorde, Nina Simone, Assata Shakur, Bell Hooks, Maya Angelou).

Série sur la « lucha libre », où je reprends les codes iconographiques des affiches de catch mexicain et des super-héroïnes. Les masques apparaissent en transparence pour évoquer l’expression « tomber le masque » et se montrer sous son vrai jour, en s’affranchissant des attendus sociaux. Je joue aussi avec le double sens de « catch » qui réfère au sport, très viril et ici investi par les femmes et à l’attrape-cœur, l’attrape-rêve, …

La série “Charge mentale” a été produite dans le cadre du projet de fresque murale à Bagneux. J’ai voulu des visages représentatifs d’une diversité ethnique. Leurs chevelures surréalistes symbolisent le joug des injonctions sociales, les diktats des apparences, la pression du temps et la charge mentale qui met en tension les besoins de liberté, les désirs profonds d’une part et les liens qui nous asservissent d’autre part. Conscientiser la dissonance cognitive dans laquelle cette servilité plus ou moins volontaire plonge les femmes permet de s’en distancier un peu.
L’interrogation perpétuelle sur la condition de la femme dans une société superficielle où l’image dicte sa loi est un moteur de ma démarche artistique.

L’effroyable actualité du vendredi 13 novembre 2015 à Paris a été à l’origine de tableaux intitulés « Marianne ». La peinture m’a permis d’évacuer un peu du trop plein émotionnel que je ressentais. L’écho qu’ils ont reçu sur les réseaux sociaux m’a apporté du réconfort. Ont hélas suivis les attentats du Bataclan, et d’autres. Le fait que nous vibrons ensemble pour les mêmes choses, c’est cela même l’humanité.

Pendant la pandémie : hommage aux femmes qui sont majoritairement en première ligne, aux avant-postes (caissières, infirmières, personnel d’entretien, enseignantes…)

Inspiration asiatique avec les symboles traditionnels, le concept japonais d’ikigaï, de kintsugi, symbole de résilience…

Remettre de la diversité là où il y en a peu avec “Queen of diversity”

Splash : Série aquatique, avec résine de glaçage qui lui donne un aspect laqué, presque mouillé.

Et aussi: un bib’art que j’ai conçu pour le château Puech-Haut et diffusé (modèle de 3l) en France et à l’international:

Participation à ART STATION Montpellier (station Tram Corum , l’art remplace la pub)

Edition de sérigraphie à l’atelier Anagraphis en partenariat avec Cercle rouge:

Voici un court “portrait d’artiste” diffusé il y a deux ans sur France 3: https://www.youtube.com/watch?v=b6UTo0T4TSc&feature=youtu.be

Expositions, Galeries, Musées ...
Expositions(s) personnelle(s)
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Galerie virtuelle

Œuvre en vente spéciale
Ma sélection
Titre
Medusa lobster

Description

Technique mixte sur toile, châssis bois 3D.
Posca, acrylique.
Série “Medusa”, les chevelures de mes “muses” sont à l’honneur, telles des toisons d’art: notamment les tempêtes capillaires de sa série “hair storm”, les messages des mèches-plumes de ma série “neurones miroirs” et le bestiaire qui revisite la mythologie de ma série “Méduses”
Format: 100 x 100 cm

Prix
800,00€
Gamme de prix
500,00 € - 800,00 €