VAUTOUR Anne

    Discipline(s)
    Peintre
    Informations de contact
    Mrs. Anne VAUTOUR

    Département
    Adresse
    Rue Fignac 31140 Launaguet
    Mon Histoire

    Equilibre et musicalité

    Anne Vautour est passé à la peinture abstraite après un long apprentissage des
    différentes techniques. Il en ressort une peinture tout en équilibre où l’artiste peut
    faire l’économie du motif, pour faire confiance à son sens de l’harmonie acquis après
    des années de pratique.
    Anne Vautour n’a pas trouvé son style actuel rapidement: elle a toujours voulu peindre et
    elle a toujours peint, depuis son adolescence. Adolescente, elle a suivi des cours, puis elle a
    reproduit des chefs d’oeuvres dans les musées, et traîné dans de nombreux ateliers de
    Toulouse.
    Bref, des années de travail suivis ensuite par la recherche de sa propre voie. Et là encore, il
    a fallu franchir des étapes avant d’arriver aux oeuvres d’aujourd’hui: période figurative
    pendant des années à l’huile, au fusain ou au pastel, puis passage à des oeuvres
    semi-figuratives avant d’abandonner le motif pour entrer de plain pied dans l’abstraction
    qu’elle n’a plus quittée.
    Pour certains, ce long détour par l’apprentissage et les périodes passées n’apprendrait pas
    grand chose. Pour Anne Vautour, il est important car sa peinture actuelle tient à ça: pas de
    message particulier à transmettre, pas de thème de prédilection, juste une imprégnation des
    travaux des prédécesseurs pour maîtriser les harmonies des couleurs et les équilibres du
    trait.
    “Je ne revendique rien, j’essaie juste de retranscrire sur la toile les impacts des choses qui
    ont retenu mon regard dans le quotidien, que ce soit des oeuvres, ou des bribes d’oeuvres
    dans les musées, des petits détails dans la rue, ou un morceau de musique. Après, si cela
    tient la route, c’est sans doute parce que mes années de pratique m’ont permis de savoir
    construire et équilibrer une toile”.
    Les toiles d’Anne Vautour trouvent donc leur origine dans des choses très variées, mais qui
    sont toutes traitées avec une même maîtrise et recherche des équilibres.
    Ces éléments se fondent donc vite dans une oeuvre très reconnaissable, sans que l’artiste
    cherche à analyser ces caractéristiques communes qui font que l’ensemble constitue une
    oeuvre. On ne peut que constater : d’abord, un sentiment d’une toile conçue d’un seul jet.
    “C’est vrai que j’ai arrêté l’huile pour l’acrylique qui me correspond mieux. Quand
    l’inspiration vient, il faut que cela aille vite, car l’esprit pourrait passer à autre chose avant
    qu’elle ne soit achevée. L’acrylique se prête bien à un travail très concentré dans le temps”.
    Ensuite, toute une série de petites choses qui font que, mis bout à bout, les connaisseurs
    peuvent reconnaître assez facilement un travail de l’artiste.
    La palette, même variée, comprend toujours des équilibres de noir et de blanc; Elle
    comprend ensuite une gamme de couleurs assez limitée sur chaque toile, sans profusion
    inutile. L’artiste ne se disperse pas ; le medium principal reste l’acrylique, mais l’artiste ne
    s’interdit rien: des collages de papier japonais pour les effets de matière, des rehauts de

    fusain ou crayons de couleur, parfois pour donner quelques effets de calligraphie qui
    apparaissent comme un prolongement du travail pictural inséré dans l’oeuvre même ; la
    plupart des oeuvres ont un motif principal au centre de la toile, pris lui-même dans une
    couleur qui sert de cadre interne à la toile; toutes les toiles trouvent un équilibre tel que la
    toile “tient” quel que soit le sens dans laquelle on la regarde. Anne Vautour peint dans son
    atelier en mettant la toile au sol, directement, pas de haut, pas de bas, le pinceau intervient
    et l’artiste tourne la toile si elle estime qu’il manque pour des raisons d’équilibre une touche
    à un endroit. Un équilibre qui ne peut venir que d’une grande maîtrise du dessin, impératif
    pour construire des abstractions qui se tiennent. Les gestes peuvent être amples, à la fois
    guidés par l’inspiration de départ, ou guidés par la musique avec laquelle l’artiste travaille
    généralement dans son atelier.
    Et pour finir, jamais de titre. L’artiste ne souhaite pas relier la source d’inspiration au résultat
    final. Cela pourrait entraver le regard. Dans chaque toile, il y a bien eu un point de départ,
    mais seule l’artiste le sait. Si la toile tient la route, cela veut bien dire que l’amateur, lui, n’en
    a plus besoin.

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    BIO
    Etudes de dessin et de peinture dès 1962;
    Beaux-Arts de Toulouse;
    Arts Plastiques dans l’atelier de C. Schmidt et au Musée des Augustins de Toulouse;
    Etude de sculpture et céramique.
    En 1996, elle décide de se consacrer à la peinture en travaillant le jour et peignant la nuit
    Oeuvres à voir galerie 21.

    Expositions, Galeries, Musées ...

    Galerie(s)
    galerie 21, Toulouse
    « Les 30 Artistes Occitanie »
    Présent dans l'édition 2020
    Galerie virtuelle