Michel Timoléonthos, Art sacré, Art profane

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Expos-Conférences

Michel Timoléonthos, Art sacré, Art profane



 Agde

Du 30 septembre 2022 au 5 novembre 2022

Vernissage le 29 septembre 2022
18h30 – 18h30


Michel Timoléonthos, Art sacré, Art profane

 

Proposée par l’association des Amis de Michel Timoléonthos, cette exposition fait découvrir au public une sélection des œuvres de cet artiste disparu prématurément en 1972, à l’âge de 44 ans, et qui a laissé une œuvre foisonnante et puissante, véritable hymne à la joie de vivre et à l’amour.

De l’art sacré …

En 1952, Bernard Dorival, historien d’art et conservateur du musée national d’Art moderne, reconnaît en Michel Timoléonthos “l’un des rares artistes de sa génération à posséder le sens de la fresque et le sentiment du sacré, deux des dons les plus rares et les plus susceptibles de féconder une carrière.”

Michel Timoléonthos a alors tout juste 24 ans mais il a déjà peint, trois ans plus tôt, des œuvres majeures comme Saint-François aux oiseaux ou la Vierge noire.

Pour autant, l’artiste comprend vite qu’il n’aura pas de succès avec ses peintures religieuses, car elles n’ont rien à voir avec le marché de l’art moderne et les tendances des galeries parisiennes. Qu’importe !

… à l’art profane

À partir des années 60, il délaisse peu à peu l’art sacré. Sans doute pour des raisons financières, sa situation ne lui permettant pas de travailler dans un atelier suffisamment spacieux pour accueillir ces toiles immenses sur lesquelles il aime tant s’exprimer.

S’il réduit la taille de ses toiles, on y retrouve cependant la même pureté, la même élégance du trait ainsi qu’une manière toute personnelle de faire chanter les couleurs. Sa peinture profane est un hymne à la joie, sa manière à lui de glorifier le beau. Ici, l’élégance de son dessin se trouve renforcée, les aplats de couleurs restent purs et vifs, pas d’ombres, pas de reliefs.

De la gravure à l’aquarelle …

Michel Timoléonthos savait manier gouge et burin avec une étonnante dextérité, que ce soit sur lino, sur ivoirine ou sur bois.

La gravure fut, pour cet artiste assoiffé de nouvelles expériences, un formidable mode d’expression artistique, auquel il s’essaiera en 1951, suite à une commande des moines de l’abbaye d’Hautecombe, en Savoie. Jusqu’en 1962, il explorera et développera cet art.

C’est avec la même curiosité, et la même soif de s’ouvrir à toutes les formes d’art qu’il s’essaiera avec brio au pastel et à l’aquarelle.

Avec des moyens simples, en confectionnant lui-même ses couleurs, il exprime la sensibilité et la poésie qui l’habitent. Pureté hiératique des formes, graphisme surprenant, éclat des couleurs… les esquisses sont enlevées, d’un seul jet, les dessins rehaussés d’aquarelle fixent les traits, les lignes d’encre soulignent la beauté comme la souffrance des visages.

Cette exposition à l’Espace Molière d’une cinquantaine de toiles et gravures sera l’occasion de découvrir un artiste prolifique, qui souhaitait simplement “que toutes les choses de (s)a vie soient aussi grandes que (s)on désir de peindre”.

 

 


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Place Molière 34300 Agde

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34300 Agde

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Evènement Payant
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