Fortuna

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 Sérignan

Du 6 avril 2024 au 22 septembre 2024


Fortuna

 

Carl AndreSilvia BächliBruno BotellaErnst CaramelleEléonore CheneauIsabelle CornaroRaoul de KeyserNathalie du PasquierAurélien FromentRon GorchovChristian HidakaHippolyte HentgenRoni HornIan KiaerImi KnoebelRenée LeviMarie Cool, Fabio BalducciHelen MirraBruce NaumanGyan PanchalSusana SolanoSophie Taeuber-ArpDavid TremlettEmmanuel van der MeulenRachel Whiteread et Virginie Yassef.

Commissariat : Raphaël Zarka et Clément Nouet

L’exposition est labellisée Olympiade culturelle par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 ayant pour objectif de faire dialoguer art et sport.

L’expositionréunit plus de 25 artistes de différentes générations (de Sophie Tauber Arp née en 1889 à Lina Hentgen, née en 1980) et de différentes nationalités.
Elle propose une réflexion sur les formes dans l’espace marqué par le skateboard.
Nombre d’items sont abordés comme la ligne, le frottement, l’usure, la courbe, la trajectoire, la trace, le mouvement, l’angle droit, la géométrie, l’accident ou encore la verticalité et toujours dans une relation étroite à l’espace.
Fortunane répond pas à des données chronologiques mais propose des rapprochements formels, stylistiques, esthétiques ou encore processuels avec une diversité d’œuvres et de médiums (peintures, dessins, vidéos, sculptures, installations…).

 

Genèse de l’exposition par Clément Nouet:
Durant l’été 2021, j’ai invité l’artiste Raphaël Zarka à concevoir une exposition autour de son approche du skateboard. Mon projet était alors de faire un clin d’œil au contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Discipline olympique depuis 2020, le skateboard a recueilli un énorme succès lors des J.O. de Tokyo.
Il était donc logique de voir ce sport à nouveau au rendez-vous à Paris. On connaît l’intérêt de Raphaël pour le skateboard, qui se retrouve dans certaines de ses œuvres plastiques mais aussi dans quatre de ses ouvrages publiés aux éditions B42 : La Conjonction interdite, Chronologie lacunaire du skateboard, Free Ride et Riding modern Art.
Chaque livre propose une approche particulière de cet objet culturel : analyse du plaisir lié au skate, généalogie de cette pratique, album de photographies collectées par l’artiste représentant des skateurs sur des œuvres dans l’espace public et en±n une mise en parallèle entre l’art de skater, les instruments dont se servait Galilée pour étudier la chute des corps et l’art minimal le
plus phénoménologique : Carl Andre, Robert Morris et Tony Smith surtout.
J’ai rapidement compris que nous n’allions pas faire une exposition littérale ou illustrative
et qu’il n’y aurait probablement aucune image de la célèbre planche de bois. Raphaël m’a
proposé de travailler à partir des croisements, ou des résonances, entre le skateboard
et l’art, à partir de ce qu’il pourrait y avoir de commun dans la relation qu’artistes et
skateur·euse·s entretiennent avec les espaces, les formes et les textures. Cette direction
de travail m’a enthousiasmé”.
La pratique du skateboard peut être définie par le rapport dynamique entre un corps
et un espace par l’intermédiaire d’un objet qui est aussi un outil et un véhicule. Qu’ils
soient trouvés ou construits, les espaces du skateboard sont des agencements de
formes simples tels des parallélépipèdes, des prismes, des cylindres, des demi-sphères.
Comme le rappelle Raphaël dans Free Ride, le rapport des skateur·euse·s à l’espace est
intimement lié aux matériaux et aux types de frottements qu’ils induisent. L’absence de
l’image de l’objet révèle a contrario les autres particularismes de cette activité urbaine
qui sont l’adaptabilité et l’attraction aux formes. Le rapport de l’un à l’autre passe
évidemment par l’expérimentation physique et corporelle.
La méthode de Raphaël pour sélectionner les artistes de l’exposition a consisté à analyser
des œuvres à travers le prisme du skateboard. Nous avons donc suivi une liste de mots
clés à la jonction de ces deux domaines : géométrie, lignes, plans inclinés, courbures,
angle droit, trajectoire, gravité, matériau, frottement, usure, trace, accident, chute. Apparait
alors une forme d’abstraction géométrique texturée, mais à nos yeux il s’agit plus
généralement d’un rapport de l’art à l’espace, une manière de construire des espaces,
que ce soit dans le plan ou en volume, tout en mettant en avant les processus de
production.
L’accrochage de l’exposition ne répond pas à des données chronologiques mais
propose des rapprochements formels, stylistiques, esthétiques ou encore processuels
avec une diversité d’œuvres et de médiums (peintures, dessins, vidéos, sculptures,
installations…). L’exposition réunit ainsi plus de 25 artistes de différentes générations
(de Sophie Taeuber-Arp née en 1889 à Lina Hentgen, née en 1980) et de différentes
nationalités. Largement composée d’œuvres figurants dans des collections publiques
françaises, Fortuna comprend également des productions récentes ou inédites (Éléonore
Cheneau, Emmanuel Van der Meulen, Marie Cool Fabio Balducci) ainsi qu’un ensemble
de productions in situ réalisées spécifiquement pour l’exposition (Nathalie Du Pasquier,
Hippolyte Hentgen, David Tremlett). Cet ensemble aussi subjectif que cohérent quand
on le rattache à la pratique et aux recherches de Raphaël, se compose autant d’artistes
historiques (Carl Andre, Bruce Nauman, Ron Gorchov, Roni Horn, Raoul De Keyser…)
qui ont profondément marqué son parcours que d’artistes de sa génération (Christian
Hidaka, Isabelle Cornaro, Aurélien Froment, Virginie Yassef…) avec lesquel.le.s il est en
constant dialogue.
Clément Nouet, Directeur du Mrac et co-commissaire de l’exposition.


Infos pratiques
MRAC

146 avenue de la plage 34410 Sérignan

Evènement Payant
Non