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Joan Jordà, Les désastres de la guerre et les délices de la paix

4 janvier au 26 février

Joan Jordà, Les désastres de la guerre et les délices de la paix

Le peintre et sculpteur Joan Jordà est décédé le 27 novembre. il avait travaillé tout l’été sur ses toiles en vue de cette exposition qui aurait dû démarrer en novembre et a été reportée à cause du reconfinement. Il tenait beaucoup à présenter de nouvelles œuvres, cette série de diptyques est donc inédite. Un des volets évoque la guerre avec un traitement chromatique gris et noir, l’autre volet évoque la paix contrastant par des fonds clairs et lumineux, habités par un graphisme simplifié à l’extrême.

Joan Jordà (San Feliu de Guixols, 1929 – Toulouse, 2020) traverse la frontière en 1939 avec des milliers de républicains espagnols et se fixe à Toulouse en 1945. Sa première exposition personnelle en 1976 marque le début d’un long engagement dénonçant la violence et les aberrations des pouvoirs totalitaires. Bombardements (1980), Masques et Visages (1991), Personnages cloués, Egorgeurs (1998) autant de séries qui vont jalonner sa vie d’artiste. néanmoins, au travers de thèmes comme Las Majas, La Vigne ou Las Zarzuelas qui ponctuent son œuvre, Joan Jordà exprime son amour de la vie et fait référence à ces grands maîtres espagnols qu’il affectionnait tant.

Hommage au peintre Joan Jordà, lecture musicale
Mardi 19 janvier, 18h30
Lecture musicale  avec l’auteur Lydie Salvayre lira des textes et poèmes d’auteurs espagnols, accompagnée du musicien Pedro Soler à la guitare, en hommage à l’artiste peintre Joan Jordà.

Lydie Salvayre (née Lydie Arjona,1948) est fille de républicains espagnols exilés. Après des études de lettres modernes et de médecine (psychiatrie), elle commence à écrire à la fin des années 1970 et publie dans des revues littéraires avant de faire paraître en 1990 son premier roman La déclaration. Suivront une vingtaine d’œuvres dont plusieurs recevront des prix prestigieux, elles sont traduites dans de nombreuses langues. La consécration arrive avec le Prix Goncourt en 2014 pour Pas pleurer (seuil).

Pedro Soler (1938) commence la guitare très tôt à Toulouse, la capitale des exilés républicains espagnols. Il joue avec des artistes flamenco de renom comme Jacinto Almadén, Pericón de Cádiz, Pepe de la Matrona ou Enrique Morente. Il accompagne également des danseuses : Carmen Amaya, la Chunga et surtout la Joselito. Pedro Soler a su aussi varier les plaisirs et les styles en accompagnant des artistes tels que Maria Bethania, Ravi Prasad ou Angélique Ionatos.

Le voyage de Joan Jordà de José Jornet, Mardi 2 février, 18h30
  France, 2004 – 52 mi – Les films de la Castagne et Lapili films – Documentaire

Joan Jordà est un enfant de l’exil, à la défaite de la république espagnole, en 1939, âgé de dix ans, il arrive en France avec sa famille et ils sont transférés dans un camp à Grenoble. En 1945 toute la famille s’installe enfin à Toulouse. Depuis, il a toujours refusé de retourner en Espagne. Artiste peintre, catalan universel comme il se décrivait, il consacre sa vie à la peinture et est officiellement invité par le gou- vernement de la Generalitat de Catalogne à exposer son oeuvre à Barcelone, au Museo Pia Almoina en 2000. Ce retour au pays est l’occasion de se souvenir devant la caméra de l’histoire de sa famille et de l’Histoire avec un grand H.

RE présence de René Pintès du Centre Joe Bousquet à Carcassonne

Détails

Début :
4 janvier
Fin :
26 février
Catégories d’évènement:
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Lieu

Institut Cervantès
31 rue des chalets
Toulouse, France
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