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DKP, Henri Darasse, Christophe Kawalko et Amédée Poujol

5 juin au 30 juin

DKP, Henri Darasse, Christophe Kawalko et Amédée Poujol

Le groupe Peinture-DKP vient de la rencontre entre Henri Darasse et Christophe Kawalko à Pépieux où ils ont établi leur atelier à partir 2014. Amédée Poujol qui a souvent exposé avec Henri Darasse s’est joint aux deux peintres pour créer le groupe DKP en 2018.
Les deux expositions d’été qui ont eu lieu en à Pépieux : Dialogues dans l’entre-peint (2018) et Entre-peint(res) (2019) ont permis la constitution du groupe autour d’une pratique de la peinture et du concept d’entre-peint , élaboré dans leur échanges et discussions artistiques.

L’entre-peint permet la communication entre abstraction et figuration en dépassant le clivage moderniste. Ce concept prolonge une réflexion du philosophe François Jullien sur une formule de Georges Braque : « Ce qui est entre la pomme et l’assiette se peint aussi, et même cet entre-deux, me paraît aussi capital que ce qu’ils appellent l’objet ».

L’entre-peint est précisément cette zone d’indétermination, habituellement inaperçue mais pourtant centrale où la peinture échappe à ses fonctions identificatrices pour déployer ses effets purement picturaux . Il n’y n’est plus question de motifs (Darasse), de forme évocatrice (Poujol) ou d’objets figurés (Kawalko), mais d’une picturalité recouvrant toute ses potentialités résonantes à travers un jeu de forces, de rythmes et d’intensités plastiques.

Dans l’entre-peint, la peinture joue aussi une forme de contrepoint où les formes et effets picturaux se répondent en écho, dépassant les limites du tableau, ouvrant une relation au monde. Plus qu’une une esthétique de groupe commune, c’est plutôt cette forme de résonance picturale et mondaine, au sens du philosophe Hartmut Rosa, que vise ce travail dans l’entre-peint de DKP .

Dans cette résonance, chacun des trois peintres présente en effet une forme de rapport au monde, entre abstraction et figuration.

Henri Darasse produit une abstraction décorative où les motifs purement plastiques ne renvoient à rien de réel, mais se répondent dans une logique de l’effet qu’il nomme effectologie.

Christophe Kawalko crée une figuration romantique où le rapport plus déterminé au réel laisse pourtant de grandes zones picturales indécises qui relèvent de l’entre-peint.

Amédée Poujol enfin pratique une figuration allusive, presque abstraite où les figures indéterminées sont simplement évocatrices, laissant libre court au jeu en contrepoint des touches et des couleurs.

Détails

Début :
5 juin
Fin :
30 juin
Catégories d’évènement:
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Lieu

Médiathèque Saint Chinian
Saint-Chinian, 34360 France + Google Map