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Amy Fischer, JP Revart, Laetitia Mirouse, Utopies nécessaires, rêveries singulières 

5 mars au 16 avril

Amy Fischer, JP Revart, Laetitia Mirouse, Utopies nécessaires, rêveries singulières

En raison des imprévus sur l’ouverture des salles d’exposition, Les Mille Tiroirs a fait le choix de mettre en place cette proposition dans des lieux autres : partenaires du monde de l’éducation nationale (lycées Pyrène et EREA), médiathèques, et espaces publics.

Et visite virtuelle en flashant ce QR code, également marqué sur les affiches.

 

 

Les Utopies, ces mondes de nulle part, ces aspirations controversées mais si substantielles, apparaissent plus que jamais nécessaires, en cette période de pandémie où aucune certitude pour le présent et l’avenir ne semble émerger, malgré les débats sur les ‘stratégies d’aujourd’hui’, le ‘monde de demain’ ou la nostalgie du ‘monde d’avant’.
Dans ce cadre, l’Utopie artistique est fort peu questionnée. Pourtant, dimension à part entière de nos êtres au monde, ceci depuis le romantisme et jusqu’aux virtualités numériques, elle imprègne toutes les Utopies de notre société, faisant de l’art une composante essentielle de l’épanouissement humain et de la pérennité de la vie.

Il s’agit, avec cette exposition, de déranger le présent avec des rêveries qui ne sauraient qu’être singulières pour penser, préparer et vivre l’avenir. Les trois artistes invités pour cette exposition des Mille Tiroirs : Amy Fischer, JP. Revart et Laetitia Mirouse, vous proposent de les accompagner dans ces mondes oniriques.

Dans leurs œuvres, les Utopies opposent à la réalité présente le rêve sans lequel nous ne serions que peu de choses. Elles opposent aux réalités intangibles de l’heure et au pragmatisme qui les accompagne, l’idée d’une quête de l’idéal, de l’imaginaire et de la beauté. Et qu’importe, si les personnes rigides les taxent d’irréalisme. Elles restituent au symbolique sa fonction, qui n’est pas d’être confondu avec le réel, il ne l’est pas, mais d’y donner accès. Sans les Utopies, comment ordonner le chaos qui constitue notre époque et nous empêche d’imaginer un ailleurs plus humain ? Sans les Utopies, comment atteindre un nouvel équilibre qui permette à nos vies de se déployer. Car, les Utopies participent de la réalité, même si elles ne la sont pas, l’art nous le rappelle. Nos trois artistes, n’en doutons pas, nous y convoquent.

Pour chacun d’entre eux, les rêveries, plus qu’évasions trivialement passives, sont des réflexions singulières et subtiles dans lesquelles l’esprit se plonge. Elles sont les intuitions, les pensées, les créations qui en découlent. Ainsi, avec la rêverie et dans leurs œuvres, ces artistes suspendent le mouvement immaîtrisé où nous sommes entraînés. Il nous ramènent dans le monde du réel. Ils nous entraînent, par des couleurs, des formes, des matières, notre méditation dans le jardin mystérieux et sensible des rencontres esthétiques.

C’est en cela qu’ils sont artistes, dans cette manière de faire en sorte que la fonction première de l’art soit de faire exister ce qui n’existe pas, d’être porteur d’une vision, d’un d’un monde, de dévoiler ce dernier par delà toute représentation, figurative ou non, toute illustration. En regardant leurs œuvres, on peut dire que l’activité artistique consiste à s’appuyer sur le sensible, à créer une unité porteuse de sens, une beauté qui donne existence à la réalité.

En grec le mot esthétique signifie beauté et sensation. Ce sont des esthétiques personnelles résonnant sur notre monde que vous proposent les trois artistes présentés dans cette exposition. Les trois donnent toute leur place à la nécessité des Utopies à travers leurs rêveries singulières. Les trois nous invitent dans leurs univers, des macrocosmes aussi tangibles et effectif que celui où nous vivons, voire plus. Ils viennent nous rappeler que l’art est question de sensibilité, qu’il se rapporte aux émotions autant qu’au sens, aux Utopies, aux rêveries, autant qu’au concret de nos quotidiens et qu’il ouvre nos lendemains.

  • Née en 1980, Amy Fischer possède la double nationalité Française et Américaine. Elle vit à Toulouse où elle travaille à l’atelier In situ. Elle a fait des études d’arts plastique dans cette ville et y a obtenu une Maîtrise dans cette discipline. Elle a par ailleurs suivi une formation dans une fonderie d’art. Amy Fischer appartient à cette génération de jeunes créateurs qui tentent d’amorcer en sculpture, en installation ou en dessin un questionnement existentiel avec un angle poétique. Loin de nous procurer un sentiment de malaise, il se dégage de son travail une mélancolie positive et une errance méditative. Elle a pour références : James Turrell, Louise Bourgeois, Krzysztof Kieslowski, Siri Hustvest, Jung
  • De son enfance passée dans un quartier populaire toulousain, JP. Revart conserve le goût d’un monde onirique très personnel qui lui permet plus que jamais de rêver et de s’évader. A l’adolescence il commence à dessiner, en utilisant un dessin simple et naïf. Des formes et créatures qui lui sont propres émergent alors. Ces « représentations » latentes sommeillent ainsi dans un tiroir de son bureau et dans un coin de son esprit, jusqu’à ce qu’elles ressurgissent quelques années plus tard, comme une évidence. Dès lors, un travail sur le dessin en noir et blanc s’exprime plus singulièrement, et en parallèle une recherche d’ajout de couleur voit le jour. Depuis deux ans, JP. Revart affirme sa personnalité lors d’expositions de plus en plus fréquentes. En 2021 il obtient le prix du public et des scolaires au salon Artempo de Cugnaux.
  • Née en 1975, originaire de Saint-Girons (Ariège), Laetitia Mirouse a commencé dès 1986 son apprentissage de la pratique picturale et du dessin dans un atelier local. Après l’obtention du bac, elle s’est dirigée vers des études d’arts plastiques à Toulouse. Ce cursus l’a menée au professorat en 1998.
    Plasticienne, la peinture et le dessin sont ses médiums fondamentaux. Pour autant, elle pratique régulièrement le volume et l’installation avec le métal et le modelage de la terre.
    Au fil du temps, des séries se constituent, s’enrichissent et se recoupent… On y retrouve des racines, des corps, des vanités mais aussi quelques abstractions et dernièrement des fleurs.
    Son atelier situé à Rieux-Volvestre est ouvert au public sur rendez-vous.

Détails

Début :
5 mars
Fin :
16 avril
Catégories d’évènement:
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Lieu

Pamiers
Pamiers, 09100 France + Google Map