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Le “Tour de France de l’Impressionnisme” qui fête les 150 ans du mouvement passe par Montauban, Albi et Montpellier

Le Musée d’Orsay va prêter, en 2024, 178 œuvres liées à l’impressionnisme à 34 musées ou fondations en région, pour le 150e anniversaire de la naissance de ce mouvement. Ce tour de France va notamment passer par Montauban, Albi et Montpellier pour l’Occitanie et à Nantes et Pont-Aven pour le Grand-Ouest.

Abdul Malak, Ministre de la Culture, présente cette initiative d’envergure nationale dans le dossier de presse qui y est consacré.
Quelques phrases extraites de sa préface:

“L’impressionnisme aura 150 ans en 2024. Né en France au lendemain d’une guerre dévastatrice, ce mouvement de rupture incompris à ses débuts a imposé en quelques décennies une nouvelle vision artistique et une nouvelle compréhension de la place de l’art dans son époque.
En 1974, le Centenaire impressionniste avait fait converger les plus belles toiles vers la capitale, dans une exposition mémorable au Grand Palais. Le musée d’Orsay n’existait pas encore, et l’on ne parlait pas de ‘décentralisation’.
En 2024, nous aurons à la fois une exposition d’ampleur inégalée à Paris, offrant une vision renouvelée de ce que fut la première décennie impressionniste, mais aussi une véritable projection des collections nationales sur le territoire (…)..
Grâce à l’engagement du musée d’Orsay, ce programme ambitieux présentera les chefs-d’œuvre de l’impressionnisme dans plus de trente musées à travers la France (…)”.  

La grande exposition nationale “Paris 1874. Inventer l’impressionnisme” aura lieu au Musée d’Orsay à Paris du 26 mars au 14 juillet. La plupart des œuvres prêtées iront en Normandie (Caen, Giverny, Rouen) pour le festival Normandie Impressionnisme, mais c’est le Musée Ingres-Bourdelle à Montauban qui ouvre le bal de ce tour de France, avec une exposition qui démarre le 19 janvier.

 

Le musée Ingres Bourdelle de Montauban, 19 janvier-19 mai 2024

Gustave Caillebotte, Les Soleils, jardin du Petit Gennevilliers, vers 1885, hst, 130,5 × 105,8 cm, dation 2022, Paris, musée d’Orsay. © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Sophie Crépy

L’exposition présentera deux œuvres de Gustave Caillebotte : le Parterre de Marguerites prêté par le musée des impressionnismes Giverny et Les Soleils, jardin du Petit Gennevilliers, peinte en 1885 et faisant partie des collections du musée d’Orsay.

Dans ce second tableau figure, derrière les tournesols du premier plan, la maison de Gustave Caillebotte située sur les bords de Seine et dans laquelle fut peint le Parterre de Marguerites, grand panneau destiné à décorer sa salle à manger.

Ces deux œuvres seront réunies à Montauban durant quatre mois.

 

 

Albi, musée Toulouse-Lautrec, 6 février-9 juin 2024

Exposition-dossier au sein du parcours permanent Toulouse-Lautrec et les impressionnistes

Auguste Renoir, Charles Le Cœur, vers 1872-1873, hst, 42,8 × 29,2 cm, donation Dr. Eduardo Mollard 1961, Paris,
musée d’Orsay © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Gd Palais /Patrice Schmidt

Dans le cadre des 150 ans de l’impressionnisme avec le musée d’Orsay, le musée Toulouse-Lautrec d’Albi organise une exposition-dossier explorant les liens entre les impressionnistes et Henri de Toulouse-Lautrec.

Des prêts du musée d’Orsay – deux tableaux d’Auguste Renoir, Charles Le Cœur (1872-1873) et La Liseuse (1874-1876) et un de Berthe Morisot, Sur un banc au bois de Boulogne (1894) – seront présentés au sein du parcours permanent du musée d’Albi.

Le parallèle avec des œuvres de Toulouse-Lautrec mettra en lumière le regard que l’artiste albigeois a porté sur l’œuvre des impressionnistes et leur influence sur son art. 

 

 

Montpellier, Musée Fabre, 26 février-3 juin 2024 

Edouard Manet, Le Fifre, 1866, Huile sur toile, H. 160,5 ; L. 97,0 cm. Legs comte Isaac de Camondo, 1911 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

À l’occasion des célébrations dédiées à la naissance de l’impressionnisme au printemps 2024, le musée Fabre accueillera deux chefs-d’œuvre d’Edouard Manet : Le Fifre (1866) et le Portrait d’Emile Zola (1868).

Les collections du musée Fabre pour cette période ont pour cœur les œuvres de Frédéric Bazille, artiste montpelliérain mort  trop jeune en 1870, pour figurer à l’exposition de 1874. Celui-ci fut néanmoins partie prenante des débuts de l’impressionnisme, entretenant une relation tant amicale que d’émulation artistique avec Alfred Sisley, Auguste Renoir, et Claude Monet.

Les prêts du musée d’Orsay seront l’occasion d’évoquer les prémices de l’impressionnisme, et notamment la filiation de Gustave Courbet à Frédéric Bazille, deux artistes majeurs des collections montpelliéraines, en mettant l’accent sur la figure centrale d’Edouard Manet.
Ces deux toiles prendront place dans une salle dédiée du parcours permanent qui mettra en valeur les liens des trois artistes, ainsi que les figures critiques, littéraires et politiques, qui les ont accompagnés et ont défendu la Nouvelle Peinture. Le portait d’Emile Zola par Manet sera ainsi mis en dialogue avec le Portrait de Charles Baudelaire par Courbet que conserve le musée, ainsi que celui d’Antonin Proust par Manet, homme politique et fervent défenseur des arts, organisateur d’une des premières expositions officielles de Courbet à l’école des beaux-arts de Paris en 1882 (MNR WRM2697 en dépôt au musée Fabre).

Par ailleurs, la filiation entre Manet et Bazille sera donnée à voir à travers un face-à-face éloquent entre La Petite Italienne chanteuse des rues du second, conservée au musée Fabre, et Le Fifre du premier, deux œuvres réalisées la même année, et qui partagent un même thème populaire et une même approche directe et frontale de la réalité, excluant toute forme de sublimation par l’artifice.

En Grand-Ouest

Nantes, Musée d’Arts de Nantes, 23 mars-juin 2024 

Gustave Caillebotte, Partie de bateau, Vers 1877-1878. Huile sur toile Sans cadre H. 89,5 ; L. 116,7 cm avec cadre H. 122 ; L. 149 ; EP. 11,5 cm Achat grâce au mécénat exclusif de LVMH, Grand Mécène de l’établissement, 2022 © photo : RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Franck Raux

Le trésor national Partie de bateau de Gustave Caillebotte sera présenté au printemps 2024 dans la salle « Plein air, pleine mer », au cœur des collections du XIXe siècle dont l’accrochage vient d’être renouvelé.
Cette salle propose un accrochage resserré sur la peinture de paysages « aquatiques » autour de l’impressionnisme, d’Eugène Boudin à Paul Signac.
Les œuvres de Claude Monet, Les Nymphéas à Giverny (1917) et Gondole à Venise (1907), sont réunies et dialoguent désormais avec celles de Johan Barthold Jongkind, Maxime Maufra, Alfred Sisley… Ces œuvres mettent en avant la manière dont la lumière se reflète sur l’eau, se diffracte dans l’air ou fait vibrer, l’espace d’un instant, l’écume blanche des vagues de Bretagne, de la côte normande ou de la Méditerranée.
Partie de bateau y remplacera temporairement Les Nymphéas à Giverny (1917) de Monet pour s’offrir au regard des visiteurs aux côtés de l’autre œuvre de Claude Monet des collections nantaises, Gondoles à Venise, une toile de 1907 offerte au musée par Georges Clemenceau.
Pour fêter l’arrivée de Partie de bateau au Musée d’arts de Nantes, un week-end événement sera organisé les 22 et 23 mars, avec visites, ateliers et formes musicales. 

PONT-AVEN – Musée de Pont-Aven, 3 février-26 mai 2024

Exposition Anna Boch, un voyage impressionniste

Vincent van Gogh, Eugène Boch, 1888, hst, 60,3 × 45,4 cm, legs Eugène Boch par l’intermédiaire de la Société des Amis du Musée du Louvre 1941, Paris, musée d’Orsay. © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Le Musée de Pont-Aven, en partenariat avec le Mu.ZEE d’Ostende (Belgique) rend hommage à Anna Boch (SaintVaast, Belgique, 1848- Ixelles, Belgique, 1936), 175 ans après sa naissance. L’exposition dresse le portrait multiple d’une artiste, mélomane, collectionneuse, mécène, voyageuse et passionnée d’architecture à la personnalité dynamique et avide de découvertes. Anna Boch a en effet mené une vie très indépendante, un choix rendu possible grâce à ses origines sociales et à la bienveillance familiale. Seule femme à avoir adhéré aux cercles artistiques Les XX (fondé en 1884, 10 ans après la première exposition impressionniste) et La Libre Esthétique, animés par son cousin Octave Maus, elle s’y est positionnée – fait rare pour l’époque – d’égale à égale avec ses confrères. Ensemble, ils se lancent dans l’aventure du néo-impressionnisme, alors incarné par Théo van Rysselberghe, Paul Signac et Georges Seurat. Dans le cadre des « 150 ans de l’impressionnisme avec le musée d’Orsay (1874-2024) », le Musée de Pont-Aven bénéficie du prêt exceptionnel d’un tableau de Van Gogh : Le Portrait d’Eugène Boch, frère d’Anna. Van Gogh fait la connaissance du peintre belge Eugène Boch (1855-1941) vers la mi-juin 1888, alors que ce dernier séjourne pour quelques semaines dans une commune toute proche d’Arles. Le 11 août, une idée a germé dans son esprit, celle de réaliser le portrait d’un ami artiste sur un fond bleu étoilé. Deux semaines plus tard, Boch pose pour Van Gogh. Bien qu’il ne la considère que comme une «esquisse», Van Gogh encadre cette œuvre qu’il nomme Le Poète. On sait que celle-ci est pendant un temps accrochée au mur de sa chambre dans la Maison jaune, puisqu’elle apparaît dans la première version de La Chambre à coucher (Amsterdam, Van Gogh museum). Dans l’exposition de Pont-Aven, cette œuvre sera mise en dialogue avec un portrait d’Eugène Boch réalisé par Emile Bernard (coll. particulière). 

Œuvres prêtées

ALBI • Auguste Renoir, Charles Le Coeur, vers 1872-1873 • Berthe Morisot, Sur un banc au bois de Boulogne, 1894 • Auguste Renoir, La Liseuse, 1876
MONTAUBAN • Gustave Caillebotte, Les Soleils, jardin du Petit Gennevilliers, vers 1885 MONTPELLIER • Edouard Manet, Le Fifre, 1866 • Edouard Manet, Emile Zola, 1868 NANTES Gustave Caillebotte, Partie de bateau, vers 1877-1878
PONT-AVEN • Vincent van Gogh, Eugène Boch, 1888

 

 

Cette actualité bénéficie d’une publication sur nos deux sites.


 

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