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A Lourdes, que faire des mosaïques d’un prêtre coupable d’abus sexuels

L’affaire remonte à début 2023, mais connaît une nouvelle actualité en raison de la conférence épiscopale (la réunion bisannuelle des évêques français) qui se tient actuellement à Lourdes.

Début 2023, le prêtre jésuite et mosaïste d’origine slovène Marko Rupnik, 68 ans, est accusé d’”abus spirituels, psychologiques et sexuels” sur des femmes adultes, dont des religieuses, entre le milieu des années 1980 et 2018.

En février, l’ordre des jésuites à Rome lui interdit toute activité artistique publique.
En juin, la Compagnie de Jésus va plus loin en l’excluant de l’ordre.

Le prêtre mosaïste a notamment réalisé les mosaïques qui ornent la façade de la Basilique du Rosaire à Lourdes. Dès le mois de mars, les autorités compétentes se saisissent du problème:  le P. Michel Daubanes, Recteur, et Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, saisissent le Conseil d’orientation du Sanctuaire de cette question.

Le Recteur et l’Evêque n’ont certes pas fixé de date pour rendre leur décision (tout en ayant précisé que cela pourrait aller jusqu’au descellement des tesselles de mosaïques), mais, dans un cas comparable, le diocèse de Lyon a démonté fin octobre – soit avant la tenue de la réunion des Evêques- les vitraux d’un abbé artiste, condamné pour pédophilie.

Des mosaïques de Marko Rupnik sont visibles également à Fatima ou à Washington.

 



 

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