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La vie des musées – A Rodez, une donation et un nouvel horizon pour le musée Soulages 

 

Le musée Soulages présente une nouvelle exposition consacrée aux dernières œuvres du peintre décédé le 25 octobre 2022. En parallèle, il se prépare à accueillir une nouvelle donation voulue par sa veuve, Colette Soulages.

Le musée va s’enrichir de sept œuvres majeures issues de la série des Outrenoirs, qui s’ajoutent aux quatre déjà entrées dans les collections par les donations de Pierre et Colette Soulages, et de Karsten Greve.

Cette quatrième donation fait du musée Soulages le seul musée à présenter l’œuvre peint complet de l’artiste, des premières peintures figuratives de 1934 à la toute dernière œuvre, qui intègre maintenant la collection, Peinture 15 mai 2022, d’un noir à la fois houleux et épais.

Colette Soulages précise la concordance de l’exposition qui vient de s’ouvrir et de cette donation : “L’inauguration de l’exposition consacrée aux dernières années de l’œuvre de Pierre m’a amenée à renforcer la collection du musée pour les peintures Outrenoirs récentes qui me semblaient y être insuffisamment représentées. J’ai donc fait un choix de sept peintures, dont plusieurs polyptyques, représentatives de cette période importante, y compris la toute dernière œuvre de Pierre en date du 15 mai 2022. Je veux ainsi soutenir le développement du musée que Pierre et moi avons souhaité et dont le succès me rend heureuse.

Alors que se profile le dixième anniversaire du musée, les quatre partenaires de l’EPCC qui gèrent le musée (Etat, région Occitanie, département de l’Aveyron, Rodez Agglomération) vont désormais lancer les études nécessaires à son agrandissement.

  • En janvier 1979, Pierre Soulages inventait la peinture Outrenoir dans son atelier de la rue Saint-Victor à Paris.
    Cette expérience d’un noir souverain, travaillé à l’outil ou la brosse, et associé à la lumière réfléchie à sa surface, une lumière qui donne vie et présence, a constitué jusqu’à son décès le cœur de ses recherches picturales : l’exploration de la lumière du noir, obtenue à partir de cet unique pigment.
  • Pierre Soulages aimait à répéter qu’il avait une double naissance, dans la peinture (les revues, les livres, premiers paysages, Paris et Montpellier), et dans l’Aveyron (les avens, les paysages de causse, Conques et l’art roman, les statues–menhirs).
    L’Aveyron met en avant de plus en plus l’empreinte du peintre sur ses terres, avec une “Route Soulages” qui va d
    e Rodez à Conques, du musée Soulages à l’abbatiale Sainte-Foy en passant par le Collège de Marcillac nouvellement nommé Pierre Soulages.

 



 

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