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Décès de la street-artiste parisienne Miss.Tic

Sa présence en Occitanie : Montauban, Toulouse, et rendez-vous raté à Montpellier

La street-artiste Miss-Tic de son vrai nom Radhia Novat, est décédée d’une longue maladie à l’âge de 66 ans. La dessinatrice parisienne commence sa carrière de street-artiste en 1985 dans la capitale, dans les rues de la Butte-Montmartre.

  • En région Occitanie, on peut voir une œuvre de l’artiste dans les collections du musée Ingres à Montauban. Dans Libertine sans liberté, elle détournait le travail de l’artiste qui a donné son nom au musée.
Miss.Tic, Libertine Sans Liberté, 2008-2009, pochoir, encres rouge et noire sur papier 50 x 65,5 cm. Crédit: Musée Ingres, Montauban

“L’artiste a commencé à détourner Ingres avec Elles ont bons dos / Femmes passives, femmes faciles tiré de La Baigneuse Valpinçon, explique le musée. Ce pochoir appartient avec dix-sept autres à la série joliment intitulée Muses et Hommes, bombée par l’artiste en 2000 sur des murs d’immeubles en démolition de Belleville, à Paris. Cet ensemble d’images, dans lequel les femmes occupent le tout premier plan comme son titre le laisse présager, s’inspire d’œuvres célèbres, conservées en collections publiques.

Presque une décennie plus tard, à notre demande, Miss.Tic a composé de nouveau avec Ingres en imaginant, dans son atelier parisien, un pochoir d’après L’Odalisque à l’esclave qu’elle est venue apposer sur un mur de Montauban, avec l’aval et l’assistance de la municipalité, quelques jours avant l’inauguration de l’exposition Ingres et les Modernes de 2009. À gauche de la belle alanguie, flotte dans les airs, où son regard se porte, une inscription de circonstance, lumineux résumé de la condition d’odalisque, Libertine sans liberté. Mais s’il est évident que l’artiste hante quelque peu chacune des rebelles qu’elle représente, peut-être est-ce aussi un constat personnel soulevé lors de chaque commande.

L’artiste a accepté de donner au musée Ingres une version papier de ce pochoir dont la version murale orne toujours un mur de Montauban.

  • A Toulouse, Miss.Tic avait eu une exposition personnelle organisée à la médiathèque Jose Cabanis en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

  • A Montpellier, un rendez-vous raté: En octobre 2013, l’artiste remportait l’appel d’offre et se voyait confier la réalisation de la robe de la future ligne 5 de tramway par l’Agglo, alors présidée par Jean-Pierre Moure. Après les municipales, le nouveau maire Philippe Saurel casse alors cette décision et lance un concours de dessins ouvert à tous, de l’artiste international à l’écolier. Nouveau départ en 2021: un appel à candidature est lancé en mai 2021 pour la création de l’habillage de cette future ligne 5 autour de la thématique « sciences et botanique ». A suivre.

    crédit: Mis-Tic 2013


     

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