- Publicité -


Décès du plasticien tarnais Thierry Boyer, formé aux Beaux-Arts de Perpignan et Toulouse



Le plasticien Thierry Boyer est décédé à l’âge de 51 ans. Il avait notamment créé le Fab Lab de Carmaux, d’où il était originaire.

Thierry Boyer, né en 1966 à Carmaux, vivait et travaillait toujours dans sa région natale, à Saint-Benoît-de-Carmaux.

Il est décédé le 11 avril et ses obsèques ont lieu le mardi 19 avril à 11h au cimetière de Saint-Benoît-de-Carmaux.

D’une formation initiale de type bac technique, il développe dans un premier temps une pratique artistique sculpturale autour des vestiges industriels de sa ville natale, Carmaux.
Diplômé des Beaux-Arts de Perpignan au début des années 1990, il réalise un travail qui est remarqué, ce qui lui permet d’être envoyé en résidence au Japon (1994) puis en Norvège (2001).

Ses premiers travaux sont des sculptures réalisées sous forme d’assemblages, à partir de matériaux d’origine industrielle : fer, métal, bois… “Ils témoignent du lien à mon environnement d’alors et questionnent le rapport à un monde industriel tombé en désuétude“, explique l’artiste sur son site. “Des formes se sont imposées, à la fois agressives et fragiles, guerrières et clémentes, violentes et vulnérables. Ceux qui les découvrent peuvent être à la fois repoussés et attirés par leur altérité“.

Plus récemment, il en était venu à explorer d’autres médiums (photos, vidéos, installations) et d’autres aspects du monde, en se tournant davantage vers les questions environnementales. 

Description de son travail lors de l’exposition que lui avait consacrée le Musée d’art contemporain de Cordes (Tarn) en 2019:

Le début des années 2000 voit la pratique artistique de l’artiste se diversifier. L’organique prend alors une place déterminante dans son travail. Il ne s’agit plus de s’intéresser exclusivement à la seule présence physique de l’objet créé. Les images qui lui sont associées (photographies, dessins et empreintes sur verre) viennent s’interposer pour renforcer, disperser, contredire la présence de l’objet. Ces dispositifs se veulent un appel à remettre en question nos perceptions ordinaires, nous interrogeant sur notre présence au monde dans un environnement dont on éprouve l’impermanence, l’instabilité, la vulnérabilité”.

Thierry Boyer a aussi participé de manière très active à la vie culturelle tarnaise, et était  membre fondateur du FabLab de Carmaux.

– Thierry Boyer avait largement exposé dans la région: au Centre d’art Le LAIT, à Toulouse (œuvres dans les collections du FRAC), au Museum d’Histoire naturelle de Gaillac, à Cordes, ou à l’Atelier Blanc de Villefranche de Rouergue.

– Ses œuvres ont intégré de nombreuses collections publiques: 
2019 Coll. du Musée d’Art Moderne et contemporain de Cordes sur Ciel : une sculpture.
2015 Coll. du Musée-Centre d’Art du Verre de Carmaux : deux sculptures et des aquarelles
1995-1997 Réalisation d’un aménagement urbain, à Saint Benoît de Carmaux
1994 Création de Sérigraphies et Sculpture pour le FRAC Les Abattoirs, Toulouse.

 



 

- Publicité -
Article précédentEdition: Christine Desplanque (peintre), Rémi Grassart, Réminiscences
Article suivantAppel à candidature pour une résidence à la Maison d’Emma, Saint-Mathieu-de-Tréviers (34)