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La vie des musées: Dans le Tarn, l’Espace Arthur Batut réouvre le 19 mai, rénové et avec des collections enrichies

 

A Labruguière dans le Tarn, l’espace photographique Arthur Batut va réouvrir le 19 mai, après d’importantes travaux de rénovations, et après une donation récente d’un fonds photographique d’un proche d’Arthur Batut, Louis Vène, dont des oeuvres sont exposées dans le cadre de cette réouverture.
Les responsables ont estimé que c’était l’occasion de croiser dans une même exposition la pratique du portrait photographique de deux amateurs proches l’un de l’autre par la famille et les origines.

Les descendants de Louis Vène (1874-1951) ont confié à l’Espace photographique Arthur Batut les quelque 1500 clichés (négatifs sur verre et autochromes) réalisés par leur aïeul entre 1890 et 1930. Trois des enfants de ce photographe ont épousé deux des petits enfants d’Arthur Batut.
Installé sur le domaine familial d’En Mottes près de Vielmur  sur Agoût, issu comme Arthur Batut de la bourgeoisie protestante tarnaise, Louis Vène a pratiqué assidument la photographie sans pour autant être aussi novateur qu’Arthur Batut.
Sa femme et ses sept enfants sont le sujet principal des nombreux portraits qu’ils nous laissent. La plupart sont réalisés en plein air. Un drap blanc tendu sur un mur, ou tenu par un des membres de la famille, donne lieu à des scènes parfois cocasses quand un coup de vent soulève une partie du drap ou un petit enfant quelque peu agité sort du cadre au mauvais moment.

Comme Arthur Batut, Louis Vène photographie les paysans et ouvriers qui travaillent sur son domaine. Son confrère labrugièrois privilégie le studio photographique où défilent sa famille et ses amis mais aussi une bonne partie des habitants du village et ses environs. Bien à l’abri sous un des toits de sa maison d’En Laure, le studio est un espace où le corps et le visage du sujet photographié est mis en valeur et modelé par une lumière naturelle qui passe à travers la verrière percée dans le toit. Quelques jeunes femmes de l’entourage d’Arthur Batut posent à de nombreuses reprises dans ce studio : c’est un des rares moments où le photographe se livre à des variations de poses, de points de vue et de lumière dans des clichés qui ne sont pas sans rappeler les gravures de mode publiées dans la presse à la même époque. 



 

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