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Le Fond d’art contemporain du Var acquiert deux œuvres d’Aidée Bernard, artiste du papier

 

Le Fonds d’art contemporain du Var fait deux acquisitions d’œuvres de l’artiste papier Aidée Bernard, qui vit et travaille à Campagne-sur-Aude.

  • L’installation « Tiens, il pleut ! » va être acquise par le fond d’art contemporain du Var. Cette installation lumière et papier végétal date de 2011 et est composée de douze sphères en papier végétal de plantes locales.

 

crédit: Aidée Bernard

« L’installation est née après la catastrophe de Fukushima. J’étais sidérée par l’ampleur de cette catastrophe nucléaire qui répandait la radioactivité dans l’océan pacifique. Contrairement au moment de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui a eu lieu quand j’avais 14 ans, je n’ai pas imaginé un seul instant que la radioactivité allait rester confinée aux frontières visibles ou invisibles que pensent les humains.
J’ai donc créé cette installation en hommage à l’eau et en tristesse avec ce qui se passait, en me demandant, comment réagir ? Fallait-il manifester encore ? Fallait-il pleurer en prière au fond de moi même ? J’ai choisi la voie de la création.
L’installation marque l’idée d’un quotidien, soudain perturbé par un événement extérieur et qui fait écho à mon monde intérieur. C’est une pluie de tristesse, c’est la pluie de l’océan radioactif de la côte japonaise qui pleure sur le monde. Les écritures en filigrane dans la délicate et transparente surface végétale, reprennent des slogans de manifestations tel Il est interdit d’interdire ! ou encore Nous sommes les graines de révoltes que vous avez semé, etc. elles sont inscrites visibles vers l’extérieur. D’autres écritures en filigranes reprennent des phrases écrites dans des journaux intimes et sont lisibles par l’intérieur des sphères.
Les sphères exposées sont de fines dentelles de papier végétal de fibres brutes. En suspension, elles flottent dans des raies de lumière, laissant entrevoir des écritures.
C’est pour moi un espace émotionnel à traverser, quelque chose d’intime qui se projette en ombre au sol, ici, où nous semons la vie ».

  • Rivière amoureuse 3 est une sculpture en papier végétal réalisée en 2017, dernière d’une série de trois œuvres originales et distinctes.
    Rivière amoureuse 1 a été acquise par un particulier en 2017. Rivière amoureuse 2 a fondu dans l’eau d’un ruisseau en 2017, lors d’un hommage/performance à ma sœur Aïdé, morte avant moi et dont je porte à une lettre près, le prénom.

 

Robe en papier de fibres de celluloses de mûrier Broussenotia nature et occitan (dit kozo au Japon) et de yucca, micocoulier et peuplier teint à la garance. crédit:aidée Bernard

 

Papier fait main selon les techniques chinoises d’extraction de la cellulose et les techniques japonaises de fabrication du papier washi, avec un texte en filigrane de Aïdée Bernard.
Une robe pour apprendre à s’aimer
« Née de l’amour, la robe Rivière amoureuse m’interroge sur la place à prendre, au cœur d’elle, au cœur de moi, chair qui se fait surface : Que traverse-t-on avec l’amour ? Comment se manifeste la porosité entre les êtres ? Comment danse, s’embrasse, s’esquive un désir trop fort ? Comment vivre sa relation avec la/sa nature ? Comment composer avec les émotions qu’elle nous procure ? Que cherche-t-elle à nous dire ? Comment dialoguer avec elle ? Notre corps peut-il devenir une passerelle, lieu où transitent de multiples énergies ? »

L’artiste a déjà deux œuvres dans des collections publiques:

Un livre objet, la jupe de correspondance, acquis en 2012 par le fond de livre d’artistes d’Albi et Le livre sillage acquis par la collection de livres d’artistes de la Cité du Livre d’Aix-en-Provence.

 



 

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