Des œuvres d’André Elbaz (Narbonne) dans une exposition retraçant l’art marocain contemporain au Musée Reina Sofia à Madrid

 

A Madrid, le Musée de la Reine Sofia présente, à partir du 31 mars, une exposition qui retrace l’art marocain de 1950 à nos jours, Trilogie marocaine, 1950-2020, exposition organisée en collaboration avec le Mathaf : Arab Museum of Modern Art – Qatar Museums et la Qatar Foundation.

L’exposition, prévue au départ plus tôt, a finalement été décalée en raison de la situation sanitaire et se tiendra du 31 mars au 27 septembre.

André Elbaz, peintre marocain, qui vit et travaille aujourd’hui à Narbonne, a été sollicité pour exposer 175 Urnes, et trois toiles :  Immigration (1961), Paysage marin (1967),  Architecture déstructurée (1972).



Organisée par Manuel Borja-Villel et Abdellah Karroum, l’exposition est articulée en trois volets qui illustrent l’évolution culturelle, historique et sociale du Maroc.

  • Des années précédant l’indépendance jusqu’à 1969: conflits civils, l’importance de l’École préparatoire des beaux-arts de Tétouan dans le protectorat espagnol, transformation de Tanger en une ville cosmopolite et apparition de la revue Souffles. Cette période se termine par la répression armée contre le soulèvement étudiant de 1965 et ses conséquences.
  • Les “années de plomb”, de 1970 à 1999, avec la mort d’Hassan II: arabisation culturelle, mainmise du roi sur les pouvoirs de l’État, répression des opposants marxistes et islamistes, exil de nombreux artistes. Ce qui débouche sur l’interdiction de Souffles en 1972, la prolifération de suppléments et gazettes, de festivals alternatifs et de biennales en rupture avec le cadre établi.
  • Le Maroc de 2000 à nos jours, vingt ans de développement technologique, d’ouverture sur le monde, marquée par l’émergence de nouvelles générations d’auteurs, mais également par d’autres événements importants comme la montée des partis populistes et islamistes, les attentats terroristes de Casablanca en 2003 et le Printemps arabe.