A Toulouse, le peintre Julien Guinet partage ses recettes de teintures naturelles

A Toulouse, le peintre Julien Guinet, qui travaille au sein de l’atelier de la Poudrière, a réalisé l’an dernier une série inspirée du 7ème continent, cette immense plaque de déchets évoluant dans l’océan Pacifique, de la taille d’un tiers des Etats-Unis ou de six fois la France.

Il représente notamment des poissons  au ventre rempli de déchets de toute sorte, que tous ceux qui regardent la toile connaissent et ont utilisé un jour: produits alimentaires, produits ménagers, tubes de dentifrices, sacs plastiques, etc.

Le problème, explique l’artiste, c’est que je travaillais à l’acrylique, et cela était en soi paradoxal, car je ne faisais que rajouter ma contribution à ce 7ème continent”.

Depuis l’artiste s’est donc mis en quête de trouver des procédés plus écologiques et partagent ses découvertes dans sa newsletter.

Il y a d’abord eu “Fabriquer une véritable encre noire”, puis “Fabriquer de la colle à la farine”, avant d’aborder “Fabriquer de la laque de gaude” (une plante bisanuelle utilisée en teinture depuis plusieurs siècles), ou “fabriquer de la laque de garance”.

En parallèle de sa série sur le 7ème continent, l’artistes menait un travail plus en phase avec ses préoccupations écologiques: pour son Voyage en pays de Cocagne, il travaille exclusivement en bleu pastel.

Aujourd’hui, l’artiste avoue vouloir aller jusqu’au bout de la démarche:
Maintenant, je peux me passer des peintures acryliques, même si je suis obligé de m’adapter. Je n’ai pas les mêmes temps de séchage, par  exemple. Mais ce qui est important, c’est que tout cela rentre dans une remise en question plus vaste, cela ne concerne pas que la façon de travailler, mais également la façon de vivre. Et pour concilier les deux, j’aimerai aller jusqu’à faire un jardin de plantes tinctoriales”.

A suivre.

Le site de l’artiste