A Gignac (Hérault), l’artiste Cécile Pitois réalise le 1% artistique du nouveau lycée Simone Veil

 

L’artiste Cécile Pitois, qui vit et travaille à Chinon, sur les bords de la Vienne, a été sélectionnée à l’issue de l’appel à projet lancé pour le 1% artistique du nouveau lycée Simone Veil de Gignac.

crédit: CC vallée de l’Hérault

Ce lycée a ouvert en septembre, mais exceptionnellement, l’œuvre sera inaugurée plus tard, en raison du contexte actuel, qui a retardé la livraison du chantier et de l’œuvre.

Comme dans tous ses projets, Cécile Pitois s’est inspirée de l’histoire du lieu : “Je fais toujours un travail de recherche dans les archives que je complète ensuite en échangeant avec les habitants pour qu’ils me racontent un peu leur histoire. Pour Gignac, je suis partie de la légende de la ville, la légende de l’âne Martin, fêtée dans la commune chaque année à l’Ascension”.

La légende initiale : “Dans le temps vivait l’âne Martin. Il était très petit et provoquait alors, du fait de sa petite taille, la risée des villageois. Il était pourtant fort courageux.
La nuit de l’Ascension de l’an 719, c’est pourtant lui qui va brayer pour avertir dans la nuit que les Sarrasins se préparent à attaquer le village, permettant à ses habitants d’organiser la défense du haut des remparts et de sauver leur village
“.

 

 

L’artiste propose une œuvre, L’Ane qui Écoute, en deux parties distinctes mais complémentaires.

  • D’une part, la création d’une légende qui donne une nouvelle version de cette histoire. Une héroïne vient appuyer et renforcer la place que les femmes ont pris dans notre société actuelle en référence au nom que porte ce Lycée, Simone Veil. (“Et puis c’est en phase avec l’évolution des choses dans le cadre lycéen à Gignac : ce lycée compte des sections professionnelles et les filles y sont maintenant de plus en plus nombreuses”.)
  • D’autre part, une sculpture en pierre et en bronze qui se présente sous la forme de deux socles installés dans la cour du lycée. Sur l’un se trouve le haut de la tête d’un âne et sur l’autre la queue de l’âne. L’œuvre est aussi le support d’un rituel proposé aux élèves dans la légende créée par l’artiste.

L’artiste va se rendre en décembre 2020 sur place avec l’architecte pour définir précisément la place de la sculpture dans l’enceinte du lycée. Début 2021, elle finalisera la sculpture en travaillant avec un tailleur de pierre et une fonderie pour les parties en bronze (les oreilles et la queue de l’âne). L’artiste aimerait que l’œuvre soit inaugurée pendant la fête de l’âne à Gignac en mai 2021.

C’est la première fois que l’artiste réalise un 1% artistique en France, et c’est également la première fois qu’elle réalise une œuvre en Occitanie.