Décès du poète libanais Salah Stétié, qui avait fait une donation au Musée Paul Valéry (Sète)

 

Salah Stétié, lors de l’inauguration de la salle portant son nom, décembre 2017. Crédit Musée Paul Valéry

À la fois poète et diplomate, Salah Stétié est mort à 90 ans, le 20 mai, en région parisienne où il vivait.

Il laisse derrière lui une œuvre de 250 ouvrages, manuscrits, peintures, dessins, photographies et sculptures.

Le musée Paul Valéry a donné son nom à l’une de ses salles en 2017, pour le remercier d’avoir choisi de lui faire une importante donation: 70 œuvres, 14 manuscrits et 187 livres réalisés avec ses amis artistes. 

Cinq ans avant, le musée lui avait consacré une  importante exposition, Salah Stétié et les peintres.

Le poète avait publié de nombreux livres en collaboration avec des peintres, parmi lesquels figurent notamment quelques artistes de la région, comme le nîmois Claude Viallat ou le peintre installé dans les Pyrénées-Orientales, Albert Woda.

Né à Beyrouth dans une famille de la bourgeoisie sunnite à l’époque du mandat français sur le Liban, Salah Stétié, dont le père était poète en langue arabe, a choisi d’écrire en français. Il a reçu, en 1995, le Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Le poète a notamment beaucoup travaillé avec les peintres, et s’est lié d’amitié pendant son existence avec certains des artistes les plus importants du XXème siècle (Picasso, Max Ernst, Alechinsky,  Vieira da Silva, Zao Wou Ki, etc).

Le poète était président d’honneur du festival sétois de poésie, Voix vives.

Portrait de Salah Stétié par Saliba Douaïhy, 1949.Crédit Musée Paul Valéry