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Le toulousain Gérard Lartigue réalise un monument pour le cimetière du Père Lachaise, à Paris

 

En 2008, l’État propose à une célèbre écrivaine un emplacement au Père Lachaise, dans le « carré romantique », l’un des plus visités. À ce jour, on ne propose plus d’emplacement aux personnes vivantes.

À cette occasion, il est décidé de faire réaliser une sculpture représentant l’écrivaine, en pied, plus grande que la taille naturelle. En marbre de Carrare, elle est destinée à la tombe.

C’est le sculpteur Gérard Lartigue (Muret, 31) qui est choisi, en raison de la vie qui se dégage des portraits qu’il réalise.

Gérard Lartigue : « Tout a commencé par une pierre que le livreur a déposée devant l’atelier, couchée dans la boue de l’hiver, telle une pierre tombale. Nous avons dû attendre la fin des pluies pour rentrer ce bloc de 650 kilos dans l’atelier. Le fait de la redresser a tout de suite donné une présence à ce marbre de Carrare. Une pierre couchée n’a pas la même force qu’une pierre dressée. Ce bloc est blanc mais veiné de gris, plus résistant que le marbre ‘statuaire’ de Carrare souvent utilisé. Il est plus dur à tailler, mais aussi plus résistant aux intempéries.
La sculpture en pierre touche toujours le rapport au temps. Ce bloc de marbre a un âge qui tourne autour de centaines de millions d’années.
Il me fallait créer une expression et une beauté non rattachées à une époque précise. Le grand défi était de réaliser cette beauté intemporelle. Donner une âme à une pierre inerte.
Peu à peu, le bloc laisse tomber sa géométrie, sa rigidité, son inertie.
J’ai voulu imprimer un début de mouvement, celui de la marche, et faire durer ce mouvement pour l’éternité. C’est l’instant qui précède le premier pas, et qui met en marche vers l’éternité cette beauté intemporelle. » 

Cette réalisation a demandé six mois et plus de 1000 heures de travail au sculpteur.

Intitulé « L’Élan de l’innocence », le monument va trouver sa place définitive le 30 juillet au cimetière du Père Lachaise, ‘carré romantique’ (près de la chapelle Thiers, très centrale).

Crédit photo: © Gérard Lartigue

 



 

Crédit photo: © Gérard Lartigue