- Publicité -


Des artistes de la région proposent des œuvres pour “embellir Paris”

 

Dans le cadre d’une opération intitulée “Embellir Paris”, la mairie a lancé un appel à projets en novembre 2018, en proposant aux plasticiens de faire des propositions pour embellir vingt sites définis par la mairie: des places pour les sculpteurs mais aussi des murs pour les peintres.
La mairie a retenu plus de 340 projets après études de faisabilité et a lancé une consultation publique en ligne (8-14 mars). Un jury doit maintenant se réunir (18-20 mars) et retenir un projet par site. Les résultats seront annoncés le 25 mars. Les œuvres seront installées entre juin et septembre 2019.

Zoom sur les artistes de la région dont les projets ont été retenus (et pardon à ceux qui sont peut-être de la région… sans que nous le sachions!).

 

Bault (Rodez, Sète) : Rue Keller (11ème) et mur Boulevard Raspail dans le 6ème

Le street artiste, né à Rodez et qui vit maintenant entre Sète et Paris est présent dans deux projets, l’un avec deux autres artistes (Saint Oma et Mue Imago) pour une fresque sur un mur d’une école rue Keller dans le 11ème.

Et un autre, en solo, Bd Raspail: “Cette partie du 6ème arrondissement est située entre l’EHESS et l’Alliance Françaises, ainsi que de nombreuses écoles. J’imagine un mur anthropologique, une fresque qui parle de l’Homme, de son évolution et de sa trace à travers le temps. Le mur étant végétalisé d’un côté, il serait question de créer un dégradé chromatique entre le vert du lierre et les autres couleurs du cercle chromatique. Inspirée de mes peintures récentes, cette oeuvre représentera un microcosme vivant, dense et évolutif, un patchwork d’objets et de personnages. II y sera représenté de nombreux détails, comme je l’ai parfois réalisé sur certaines fresques : personnages, végétaux, architectures se retrouveront mêlés dans une évolution abstraite et fantasmagorique. Ce sera un panoramique d’éléments chronologiques disparates du simple outil préhistorique à la machine futuriste. Le ton sera ludique, coloré et appréhendable par le plus grand nombre. Un jardin botanique qui mettra en valeur le patrimoine humain et technique à travers les époques”.


SupoCaos (Nîmes) : Deux fresques pour la Rue du Pré, dans le 18ème

Des petits canards, bouées de sauvetage estivales nous plongent et nous font remonter à la surface. La Fusée – La Montgolfière – La Déviation. La Maison Nomade, Le Phare Bienveillant, éclairé. Il n’a de cesse de reculer, mais nous fait pour cela avancer.
Projet de deux grandes fresques sur les deux façades avec des bombes aérosols et des pistolets à peinture.


Patrick Médéric, sculpteur, Bouziès, près de Cahors : Sculpture Sudan, Place Jean Ferrat (20ème)


“Mes commanditaires jusqu’à ce jour sont essentiellement privés. A travers cet appel à candidature, j’aurai l’occasion de confronter mes œuvres à un plus large public, d’origines sociales et culturelles très diversifiées, de les rendre plus accessibles, ce qui est plus rare dans le domaine privé”.
Sudan, un rhinocéros taille réelle réalisé entièrement en métal (tiges de fer à béton soudées). Ce matériau, de par ses propriétés intrinsèques et travaillé à ma façon (surface lisse sans angle saillant) répond à plusieurs contraintes fortes du projet : robustesse, pérennité, sécurité, sans entretien spécifique, non énergivore, etc.
3,30 mètres de long, 2 mètres de haut, et poids de presque 1 tonne.


Jordi, Montpellier  : La sphère, pour la place Jean Ferrat (20ème)

Sculpteur qui met en avant un signe-signature récurrent.

S’ajoutent aussi les caractéristiques particulières de la sculpture qui en font une pièce originale signée d’entrée de jeu par la répétition des ‘’formes /signature’’ identiques et ‘’solidaires’’ (dont l’agencement peut suggérer un lien social entre les êtres humains, comme si les « êtres » se donnaient la main, puisque les formes sont soudées une par une aux autres)… Et par ailleurs dont les ombres portées au sol pourront être intéressantes.
Deux options: 120 ou 200 cm de diamètre (+ dalle en béton).
Jordi a déposé, il y a 27 ans à l’INPI et l’OHMI le pictogramme très graphique qui est sa signature, composé de deux lignes droites et deux lignes courbes identiques deux à deux. Les sphères seront métalliques: acier brut, destiné à rouiller à l’épreuve du temps, et comprendront 170 formes.


 

Et, parmi les projets non retenus…

Celui d’Emilie Prouchet-Dalla Costa : Simone Veil

La sculptrice travaille souvent de pair avec Florent Brochenin et les deux avaient conçu des projets parallèles.
L’une pour Simone Veil, l’autre pour Jean Ferrat. Le projet d’Emilie n’a pas été sélectionné, au contraire de celui de F. Brochenin.



 

- Publicité -
Article précédentStage gravure, Perpignan
Article suivantAppel à participation pour les créateurs verriers