A Perpignan, les gilets jaunes nettoient le cadran solaire de Marc-André de Figuères

 

A l’entrée nord de Perpignan, difficile de ne pas remarquer l’immense cadran solaire au centre du rond-point: c’est l’oeuvre de l’artiste catalan Marc-André de Figuères, oeuvre commandée par la ville et installée en 2013.

 

Mi-novembre, l’oeuvre a été taguée, et affublée d’une banderole servant de supports à des inscriptions anti-gouvernement.

Les gilets jaunes, qui ont été montrés du doigt pour ces actions, ont vite choisi de s’en dissocier en organisant eux-mêmes le lundi suivant le nettoyage du cadran.

C’est la deuxième fois cette année qu’une oeuvre de Marc-André de Figueres se retrouve dans l’actualité: en février dernier, la mairie de Perpignan choisissait de détruire l’entonnoir de pierres sèches monumental (3,20 x 3,50 m) que l’artiste lui avait offert et qui avait été installé dans le hall du museum d’histoire naturelle.
La ville ne souhaitait plus exposer cette pièce de 7 tonnes, sans pour autant proposer un autre lieu à l’artiste.

L’artiste a porté l’affaire en justice et a perdu, mais la destruction de l’oeuvre a néanmoins suscité des réactions et a amené quelques propositions de nouveaux lieux.

En juin, l’entonnoir était remonté dans le domaine que le catalan Marc Bournazeau a créé en Catalogne espagnole, la Festa d’estiu, de Terra Remota à Saint Clement.

crédit photo: MA2F